UN NOUVEAU JOUR

Un nouveau jour

« C’est le moment, l’heure est venue, sortez de votre sommeil, revêtez vous pour le combat de la lumière ».

L’auteur sacré qui disait cela disait vrai. L’heure est vraiment venue. Le temps du sommeil et des larmes est fini et l’heure du relèvement et du combat a sonné. Il est temps. La vie est un combat et comme telle, la victoire appartient à celui qui n’a pas le temps de perdre. Cela ne veut pas dire qu’il ne perdra jamais de bataille, mais cela veut simplement dire que même quand il posera un genou au sol, il trouvera toujours la force de se relever et de repartir. Et c’est dans cette persévérance que réside le secret de la victoire finale. Mais tout ceci est soumis à une condition : celle de mener ce combat aux côtés de Celui qui ne perd jamais.

Mais avant de faire ce pas, il m reste quelque comptes à régler.

Je me suis engagé à te servir comme prêtre pas de ma volonté, mais parce que je suis certain que c’est ce que tu veux pour moi. Si c’est le cas, pourquoi je rencontre tant d’obstacles et tant d’incompréhensions et tant d’épreuves ? Il n’est pas de domaine dans le quel je ne rencontre pas de problème. C’est même quoi ? C’est comme cela que tu veux que tes serviteurs soient ? Je comprends enfin pourquoi tu en as si peu. Tu as envers eux une éducation rude qui décourage un grand nombre.

En ce qui me concerne, je ne sais pas ce que tu veux pour moi. Je ne sais même pas ce que je veux pour moi-même. Je suis en un point où je recommence un peu à zéro à tous les niveaux. Je suis nouveau comme un nouveau né. Mais au fait, je n’ai pas demandé à naître, mais je suis là. Je n’ai pas demandé à avoir des dons et des charismes et autres capacités, mais c’est là. La question que je me pose, c’est POURQUOI ? Que dois-je faire de tout cela, comment dois-je gérer tout cela ? sans oublier que les menteurs plus ou moins doués se bousculent devant moi chaque jour. Mais bon dieu, qu’ai-je fait pour mériter tout cela ?

UN CHOIX ET PAS N’IMPORTE LEQUEL

Un choix, et pas n’importe lequel.

A la vue des informations que j’avais, il fallait faire un choix et surtout un choix objectif. Un choix qui ouvre à la vie et une vie qui est celle que Dieu donne.

Je suis donc parti et je vois à la suite des événements proches de mon départ proche que je n’ai pas pris la mauvaise décision, au contraire. C’est la première fois que je me vois contraint de faire un tel choix en faveur de la vie « active » au détriment de la vie sacerdotale. On verra demain si c’est ma joie. Je me retrouve en train de le penser et de le dire. Mais au cœur de mes pleurs qui accompagnaient mon départ, la seule parole de ma bouche était que je veux être prêtre, surtout que la sœur Monique sait que je me suis donné à fond et c’est ce que je sais faire mieux : être prêtre et le faire de tout mon cœur et de toute ma force et de toute mon âme.

Je ne sais ce que sera demain. Un autre voyage, un autre refus, je n’en sais rien. Mais ce qui est sûr, un autre choix. Espérons que celui là sera moins douloureux, ne me fera pas pleurer, mais rire et donner de la joie comme j’aime le faire.

Mais en parlant du choix. J’ai fais le chois de prendre la route du sacerdoce ministériel en pensant et en étant sûr de toutes mes forces et de toutes les forces dont je disposais alors que c’est ce pourquoi Dieu m’a fait. Pour être franc et honnête envers moi-même, je continue de le penser mais c’est la première fois que je me demande si ces forces et ces talents peuvent servir à autre chose que le sacerdoce ministériel.

Je eux toujours être prêtre mais aujourd’hui, je me pose une autre question que je ne me suis jamais posée parce que j’étais sûr d’avoir la réponse avant que la question soit posée : mais c’est pourtant vrai, est-ce vraiment ma route ? Ne me suis-je pas trompé ? En fait, je ne sais pas quoi penser et j’espère que Dieu qui m’a conduit jusqu’ici continuera de me porter, sinon, je suis fini.

C’est la deuxième fois que je prends la route du dehors et toute ces fois, ce n’est pas de ma faute. Mais une chose est aussi vraie et je pense qu’il faut aussi le dire : partout où je passe, je travaille de telle sorte que mes proches sont souvent amenés à être jaloux de moi. Je fais toujours bien mon travail et les chrétiens vers qui je suis envoyés et qui me voient à l’œuvre, à mes yeux en tout cas et même parfois dans mon dos, font un bon témoignage à mon sujet. Donc toutes ces choses m’accompagnent : l’amour des chrétiens et des jeunes chrétiens, la jalousie des mes pairs et les efforts pour me faire renvoyer ou au moins retarder et à la fin, la fin. Je suis bien placé pour savoir que tous les événements ont un sens caché. Et donc que la coïncidence n’existe que tant qu’on ne comprend pas la raison de la concomitance de deux événements. Pourquoi ceux-ci m’arrivent donc ? Parce que je suis Jésus ? C’est peut-être un peu trop facile de le dire, quoique…, mais pourquoi ? Devais-je échouer au concours qui m’a fait obtenir comme prime de réussite une belle voix pour chanter ? Une intelligence assez perméable ? Une beauté qui attire les filles ? Peut-être aurais-du échouer à ce concours. Mais ce concours existait-il ? Si oui, les matières ou les UV étaient lesquelles ? J’ai oublié et je voudrais qu’on me rafraichisse la mémoire. Et si c’était pour autre chose que ces chemins se ferment souvent.

Il est en effet possible que ces chemins se ferment parce que la maison étant grande, je ne choisi que les chambres occupés et pleines. La mienne est peut-être celle qui n’est pas trop pleines aux yeux de celui qui a payé le loyer ? j’espère que c’est cela, parce que si je devais laisser toutes maisons pour aller passer la nuit et peut-être toutes les nuits de ma vie dans une étable que je ne regarde même pas souvent mais qui me tend les bras, … je ne sais pas quoi dire à ce niveau. En tout cas, je rentre au pays et après on verra.

MON AVENIR

Mon avenir

Au début de ceci, il faut que je précise que cela fait un bon bout que je n’ai pas pris la plume pour écrire quoique ce soit. Et cela me fait un peu bizarre de recommencer aujourd’hui, veille de mon 28ième anniversaire. En guise d’introduction, je pense que ça suffit.

Il y a peu, j’ai perdu le moral au sujet de cet avenir que j’envisage de plus en plus sombre. Quand je dis que j’envisage, cela ne veut pas dire que c’est moi qui fais tout pour qu’il ne s’éclaire pas, mais je ne vois pas de lueur du soleil alors que Dieu seul sait que je voudrais que ce soleil se lève enfin dans ma vie. Mais que faire ? J’ai pleuré, j’ai prié et je ne sais plus ce que je dois faire ni comment je dois prier pour voir ce que désire se rapprocher de moi.

Dans cet état, je me suis rapproché du mouvement du Renouveau charismatique qui est le seul qui se réuni à proximité de moi pour prier. Il y a quelque jour, ils ont organisé une rencontre de trois jours pour faire ensemble le jeune d’Esther et j’ai certes pris le train en marche, mais je me suis associé à eux avec le cœur plein de tristesse et en espérant du Seigneur une réponse, un miracle, un haut fait et surtout le plus tôt possible. Cela s’est ben passé et j’ai trouvé en ces personnes un soutien que je n’avais pas vu autour de moi depuis un bon bout de temps, et j’en suis encore transporté d’émotion et de reconnaissance à leur égard.

Pour le moment, je ne sais pas ce que demain me réserve parce que je ne vois toujours rien, mais je suis prêt à entendre ce que je n’ai jamais voulu entendre ni savoir : que c’est fini. Que ce chemin ici aux M’Bres est fini et que cette route du sacerdoce, malgré tout ce que je sais faire de bon et beau, pour le moment en tout cas, ne me souri pas. Me sourira-t-il un jour ? C’est une bonne question.

Et je pense que ce la devrait être le titre de ce que j’écris et je pense que c’est ce que le Seigneur m’a donné dans cette prière avec le Renouveau : être prêt à l’avenir quel qu’il soit. S’il se trouve dans le sacerdoce ministériel, on le prend, s’il est en dehors, on le prend toujours et on verra par la suite ce que le Bon Dieu a décidé pour nous. C’est aussi cela croire en Dieu et marcher sur ces voies qui sont ses voies même et surtout quand ce ne sont pas nos voies.

Je ne sais pas si c’est ce qu’il attend de moi ou si je suis en train de faire fausse route. L’avenir nous le dira. L’avenir a la réponse. Et l’avenir a la décision. Beaucoup disent que l’avenir ne nous appartient pas et que seul le présent dépend de nous. Je pense qu’ils ont raison, tout ce que je peux faire aujourd’hui et que je fais est de m’accrocher à Dieu dans ce qu’il me demande aujourd’hui, mais d’être prêt à toute éventualité. Et je pense que je ne le voyais pas ainsi, mais aujourd’hui, ai-je le choix ? Les événements ont donc ce fabuleux pouvoir de nous faire changer ou mieux, de nous faire grandir, ou même encore mieux, de faire murir si j’ai muri ? la maturation. Est-ce cela ? accepter ce qu’on voulait pas accepter ? voir en face ce dont on ne supportait même pas l’idée de l’existence ? ou encore avoir simplement le courage d’affronter la vie telle quelle se présente chaque jour ? En tout cas, je ne sais pas et franchement je ne veux pas encore savoir. Dans l’avenir, je le saurais. Décidément, cet avenir détient toutes les clés. Et cet avenir est dans les mains de Qui ? Pour moi, il est dans les mains et dans les secrets de Dieu. C’est donc à Lui que tout appartient, je pourrais me poser beaucoup de questions, mais pour le moment, je refuse de m’en poser parce que l’obtention des réponses ne dépend pas de moi et pour le moment, c’est peut-être mieux ainsi.

Une chose s’est aussi produite au cours et manifestement continue de se produire en moi depuis cette prière au sein du mouvement du Renouveau : je sais que Dieu m’a donné une pluie de dons qui s’expriment de manière différente. Mais l’un de ces derniers et pas le moindre pourtant est le don de guérison. Je sais depuis un bon bout qu’il s’est réveillé en moi avec le don d’écrire et celui des visions et des prophéties. Mais je dois aussi dire que depuis mon arrivée dans ce pays, le programme de la communauté ne me donne pas le temps de vivre tout ce que peux, ou ne me permet pas d’exercer ce ou ces dons. Ils se sont donc progressivement endormis ou caché, je ne sais pas quel est le mot exact. Mais le fait est que je n’avais plus senti leur présence comme je le sens aujourd’hui. Et comme leur présence signifie automatiquement qu’il s’exprime et qu’il me pousse à faire des choses indépendamment du « qu’en dira-t-on », je me suis retrouvé à faire et à dire des choses pendant cette prière et je continue à en dire (la preuve, j’écrie maintenant).

Je sais que dans ce monde, les événements ont toujours une explication, mais il est souvent rare de trouver la bonne. Pourquoi donc ces choses se produisent maintenant en même temps et seulement quand le sacerdoce semble s’éloigner ? Cela fait parti de question que je n’ai pas envie de me posé, ma tête me ferrai trop mal car je risque encore me perde dans des pensées qui ne m’avancent en rien, ou du moins ne me donnent pas satisfaction.

Mais au fait, qui eu cru que je me retrouverais un jour en train de veiller au sein du groupe du Renouveau ? C’est cela l’imprévisibilité de l’avenir. Certains confondent cette surprise constante à sa beauté. Est-ce vrai ? C’est leur problème. Pour moi, c’est beaucoup de choses, mais est ce que c’est la beauté ? Je n’en sais rien. Mais si c’est ça la beauté, elle est vraiment étrange cette beauté. En tout cas, que me fera encore voir  mon avenir ? On verra bien.

LES MORTIFICATIONS

LES MORTIFICATIONS.

La mortification. Voila un mot qui est fréquent dans les livres de spiritualité. Je ne pense donc pas innover quand j’en parle aujourd’hui. Je suis aussi certain de ne pas me tromper quand je dis que tous les saints ont vécu cette vertu plus d’une fois dans leur vie. C’est dire que se mortifier fait parti du vocabulaire et du vécu du chrétien, du moins c’est censé être le cas.

Pour ma part, je pense que c’est une chose très importante. Il ne faut donc pas la négliger si on veut grandir de manière sûre et durable dans la sainteté et la proximité avec Dieu. Mais de quoi s’agit-il ?

La mortification est un sacrifice, une privation que l’on accepte de consentir. Mais cette dernière n’atteint sa plénitude que lorsqu’elle est offerte à Dieu. Elle n’a pas de domaine prédéfini et dépend de la volonté et de l’endurance de celui qui décide de la vivre en union avec le Christ. Toutefois, cette « universalité » de la mortification peut se comprendre si l’on emprunte les catégories dont il est question dans le confiteor : Pensée et parole. Je ne considère pas l’omission parce que pour se mortifier, il faut le décider et dans ce cas, l’oublie ou toute autre chose qui exclut la décision est à exclure.

Ainsi, mortifier sa pensée, c’est s’interdire de penser à toute chose que l’on sait répréhensible sur le plan de la morale, faire l’effort de ne pas garder rancune, ne pas programmer faire du mal à son prochain. Pour y parvenir, il faut aussi s’astreindre à une mortification des sens dont le contenue de la pensée dépend grandement.

Donc, mortifier ses sens, c’est éviter autant que possible d’écouter, de voir, de sentir ou de toucher tout ce qui peut nous pousser ou nous suggérer le péché. Et là aussi, les exemples sont légions et dépendent de l’environnement et du degré de connaissance de chacun.

En outre, mortifier sa parole, c’est éviter de parler. C’est garder le silence le plus longtemps possible. Cela peut paraître bizarre mais c’est une chose qui a beaucoup de valeur même sur le plan moral. De fait, quand on ne parle pas, l’esprit est obligé, pour se libérer de tout ce qu’il rumine, de le déverser dans la pensée. Et la première chose qu’il fait dans ce genre de situation, c’est toujours un retour sur soi, ce qui provoque toujours un examen des actes qu’on a posé dans un passé proche ou lointain. Ainsi, ceux qui ont peur du silence, c’est souvent ceux qui ont peur de se retrouver en face d’un juge que rien ne peut corrompre et dont la sentence est souvent bien plus impitoyable que la plus rude des morales. Ne pas parler permet aussi de réfléchir sur ses choix et ses engagements. C’est pourquoi la sagesse populaire demande de réfléchir avant de parler ou avant de s’engager de peur de dire ou de faire des bêtises. Ne pas parler permet aussi de se focaliser sur que Dieu attend de nous.

C’est en effet dans le silence que l’on est capable d’entendre cette sorte de « petite voie » (qui est très chère à Sainte Thérèse de l’enfant Jésus) qui nous propose de faire telle chose ou de réfuter telle proposition. Il est certes vrai que cette voie peut être celle de notre conscience ou le reflet de nos envies, mais il est aussi vrai qu’elle est l’un des canaux puissants par lequel la cours céleste dans son entièreté communique avec ceux qui sont disponibles et ouverts  à son écoute.

Se mortifier, c’est aussi accepter de souffrir pour une cause juste. Cette forme de mortification peut aussi revêtir des aspects très variés. La plus connue de toutes est la privation d’eau et de nourriture au cours d’une prière plus ou moins longue. En plus du jeûne, on peut aussi se mortifier en acceptant des punitions ou des humiliations ou encore toute sorte de souffrance pour la gloire de Dieu. À ce niveau, il faut dire qu’il ne s’agit en aucune façon de l’automutilation. Mais au contraire, d’une conséquence non provoquée de la proclamation ou du vécu de sa foi ou de sa bonne volonté. Il s’agit en d’autres termes des persécutions qui sont le partage des ouvriers de la Bonne Nouvelle.

Une autre facette de la mortification me vient à l’esprit et je voudrais la partager avec vous.

En fait, je pense, avec le temps, que si se mortifier signifie accepter une douleur ou se priver d’une volition, il existe également une forme de mortification qui conduit immanquablement à l’action : il s’agit de l’acceptation des charges et des devoirs et parfois même, des honneurs qui nous reviennent.

En effet, il est très courant d’entendre dire qu’on se mortifie en refusant les honneurs et les grandes charges. C’est très louable. Mais à force de refuser ces grandes et belles choses, on refuse aussi des éléments de la création. Et ces éléments viennent aussi de la main de Dieu, et sont par conséquents « bons » pour notre épanouissement. Il faut donc savoir les accepter. À aucun moment dans les Saintes Écritures, le Christ ne recule devant un honneur qui Lui est offert de façon sincère. Chaque fois qu’il s’en est défait, c’est parce qu’il voyait dans la pensée de ses interlocuteurs une moquerie ou incompréhension de sa mission.

Il faut aussi voir dans cette conception de la mortification, la difficile fonction de ceux qui ont charge d’âme comme les responsables de formation et les parents. Quand on a occupé des postes de ce genre, je vous assure mes frères, on se rend bien vite compte que c’est difficile de dire à une personne qu’on aime son erreur. Et quand on y arrive, il faut souvent faire face à la colère de cette personne. Et croyez-moi, ce n’est jamais facile de vivre ce genre de chose, surtout quand on doit le faire plus d’une fois pour plusieurs personnes. Il faut alors affronter les autres qui commencent à nous détester et sa propre conscience qui nous renvoie des flashs destructeurs de notre paix intérieure. Pour vivre donc ce genre d’expérience, de responsabilité, il faut, je pense, une bonne dose de courage, et de mortification.

D’autre part, Dieu nous a comblé des talents bien variés. Et ces derniers nous apportent souvent des jalousies, mais aussi des honneurs. Là aussi, il est fréquent de voir des personnes refuser ces honneurs. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ce n’est pas toujours bon non plus. Et je pense que les accepter, c’est aussi une preuve de courage et de mortification.

En effet, les honneurs sont des plaisirs. Et comme tels, ils sont enivrants et on peut en devenir dépendant. Se mortifier dans ce cas serait vivre ces moments sans en subir les effets dévastateurs et peccamineux. Et quand on est habitué à être sous les feux des projecteurs, ou quand nos talents attirent sur nous les regards du sexe opposé, il faut être fort et plein de grâce pour ne pas être mégalomane. Avec Dieu, c’est possible, et uniquement dans la mortification.

Ainsi, la mortification cesse d’être seulement un refus volontaire de l’action, mais elle est aussi et surtout une action  qui trouve sa source et sa force en Dieu. Pas facile n’est-ce pas ?

La mortification faisant donc parti du quotidien des chrétiens, il est important de demander la force à Dieu de la vivre et de la supporter quand une occasion se présente.

COMMENT VAINCRE LE DIABLE LORSQU’IL S’ATTAQUE À NOUS.

C’est une question très pertinente et très récurrente dans la vie des chrétiens, mais malheureusement peu traitée par les pasteurs de manière claire. Beaucoup se contentent de dire qu’il faut vivre sa vie de chrétien en prenant régulièrement ses sacrements et le diable s’éloignera de nous. Ils le disent en oubliant que cette manière de faire ne marche pas à tous les coups car, c’est souvent dans ce genre de situation que notre sainteté attire les grandes tentations et les assauts du démon qu’on pensait fuir en se rapprochant du Seigneur. Cela ne veut pas dire qu’il faut fuir le Seigneur pour être sûr de ne pas croiser le diable sur sa route. Au contraire, c’est le meilleur moyen de se retrouver en sa compagnie. La question reste donc toujours posée : que faut-il donc faire lorsqu’on se trouve confronté à cet adversaire redoutable ?
Si on est chrétien, il faut en premier lieu vivre sa vie de chrétien et éviter le péché autan que possible : cela signifie éviter le plus possible la fréquentation des lieux malsains, ne pas regarder des films trop tendancieux, ne pas lire des revues suspectes… mais comme je viens de le dire, cette séparation du monde nous éloigne de certains maux, mais pas de tous.
En effet, le cas de Job dans la Bible nous montre qu’une sainteté ostentatoire peut être la raison de l’acharnement du diable dans notre vie, surtout que cela peut être permis par Dieu. Dans ce genre de situation, il faut donc suivre l’exemple des anges qui ont vaincu le satan.
Dans le livre de l’Apocalypse, il est dit que les anges ont livré et remporté une grande guerre contre le satan et son armée. Et l’auteur souligne bien comment cette victoire a été obtenue :
« Ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la Parole dont ils furent les témoins, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir » (Ap. 12, 11)
Ces anges se sont donc servis de deux armes : le sang de l’Agneau et la Parole.
Aujourd’hui, nous comprenons que cet Agneau, c’est le Christ. Donc, on pourrait dire, pour que cela soit assez accessible, qu’il s’agit du sang du Christ. Et ce sang est devenu aujourd’hui, objet de beaucoup de prières et de neuvaines. Ce qui est une bonne chose ; mais il faut se rappeler comment ce sang est devenu source de salut de sorte que notre comportement puisse être le reflet de cet agir du Christ. Ainsi, mieux configuré au Christ, son sang aura plus d’efficacité dans nos vies :
En fait, ce sang a été versé sur la croix. Or, il y a eu croix parce que le Christ a révélé sa nature divine. Et à aucun moment, il ne s’est rétracté tout en sachant que cette obstination lui couterait sa vie. Ainsi, quand nous évoquons le sang du Christ, nous faisons en même temps mémoire du moyen par lequel nous l’avons obtenu et tout ce que cela implique : notre culpabilité et notre péché, l’amour du Père qui a envoyé son Fils nous libérer de l’esclavage du péché, le bien que le Christ a fait tout au long de son passage sur la terre et sa fidélité à sa mission jusque sur la croix. Donc, en faisant usage du sang du Christ dans leur lutte contre le satan, les anges se sont faits les échos de cet amour divin révélé aux hommes. Et cette fidélité a mis en déroute une fois de plus celui qui avait déjà perdu la face au moment où le Fils remit son esprit entre les mains de son Père qui le ressuscitera trois jour plus tard. Autrement dit, la fidélité des anges et de Jésus face aux attaques non négligeables de satan ont eu, deux fois au moins, le même résultat. Accrochons nous donc à ce sang et à sa signification et nous verrons, sous nos yeux, cet adversaire de tous les temps, perdre la face devant Dieu présent en nous.
Ensuite, les anges ont aussi été les témoins de la Parole de Dieu au point de renoncer à leur vie jusqu’à la mort.
Premièrement, il faut éviter de lire, je pense, cette phrase au pied de la lettre. Les anges ne sont donc morts pour sauver la terre. Je pense donc qu’ici, l’auteur, veut nous montrer que les anges n’ont pas eu peur de livrer batail contre un adversaire de cet envergure. Ils ont donc fait preuve de courage.
Ensuite, l’auteur parle d’eux comme des témoins. C’est dire qu’ils n’ont pas combattu en leur propre nom, mais pour faire honneur à leur chef, Dieu. On retrouve donc dans leur action la fidélité dont le Christ a fait montre sur la terre. D’autre part, je pense que la mention de la Parole de Dieu ici n’est pas anodine, au contraire. Elle veut mettre en exergue le fait que les anges n’utilisent pas une force ou un pouvoir qu’ils possèdent, mais qu’ils ont reçu. Autrement dit, la Parole de Dieu est leur force, et ils y tirent tout ce dont ils ont besoin dans leur lutte sans merci. Il est donc dangereux et même fou de penser vaincre le Seigneur en dehors de sa Parole et par ses propres forces. Car, si les anges, qui sont infiniment plus puissants que les hommes, font appel à Dieu pour vaincre le démon, à plus forte raison, nous les hommes.
La fidélité et la confiance aveugle en Dieu sont donc des vertus que nous devons cultiver pour ne pas être vaincu par le satan. Mais une dernière chose me frappe, et c’est sur cet aspect des choses que je voudrais conclure : tout combat contre satan, est un combat de satan contre Dieu et non contre nous.
En fait, les anges ne s’opposent pas à satan parce qu’ils ne l’aiment pas, mais parce que ce dernier n’aime pas Dieu et désire sa défaite. Ainsi, les anges agissent en lieutenant de Dieu. Et c’est cet effacement qui donne la possibilité à Dieu d’intervenir. Ce doit être la même chose pour nous : en effet, le diable n’a rien contre nous au fond, mais il en veut à Dieu de l’avoir chassé du paradis. Donc en nous torturant et en nous faisant souffrir, il veut faire de la peine à Dieu et nous décourager de servir l’habitant du ciel. C’est la raison pour laquelle la persécution est toujours proportionnelle au degré de la relation avec Dieu. Ainsi, plus tu es proche de Dieu dans ton comportement, dans ton témoignage de vie, dans ton assiduité à la messe et aux sacrements, plus tu es mystique et spirituel, plus le diable te tentera et plus sévère seront tes persécutions. Mais la persécution n’est pas la seule chose qui est proportionnelle à notre union à Dieu. Heureusement n’est ce pas!
En effet, plus on est uni à Dieu, plus aussi, on est pourvu de ses grâces, de ses dons et de ses charismes. Plus donc, on est apte à faire face aux épreuves que nous rencontrons. C’est pour cela que le Christ dit que notre Père est fidèle et qu’il ne permettra pas que nous soyons tentés au delà de nos forces. Puisque le Père prend donc si bien soin de nous, il faut le laisser faire quand il s’agit de se mesurer au démon, parce qu’il la déjà vaincu plus dune fois, il peut et va donc le refaire si on Lui laisse le champ libre pour cela. Ce n’est donc pas nous qui devons combattre le démon quand ce dernier s’attaque à nous, c’est le Seigneur. Dans ce sens, tout ce que nous avons à faire, c’est de vivre de telle sorte qu’il puisse se servir de nous pour sa mission ou pour manifester sa gloire par une victoire sur le démon. Prenons donc l’engament de vivre de telle sorte que le Seigneur puise agir en nous et par nous dans toutes les situations de notre vie.
Seigneur, en ce jour où avec l’Eglise, nous faisons mémoire des archanges Michel, Gabriel et Raphael, je voudrais Te remercier pour ce don précieux que Tu nous as fait en les mettant à notre service.
Grâce à eux, nous sommes plus proches de Toi et nous continuons de Te servir malgré nos faiblesses, parce que nous savons qu’ils nous protègent, nous guident et nous transmettent Tes ordres.
Avec eux, nous voulons parfaire notre condition d’apôtre et de dispensateur de l’Évangile.
Comme eux, nous voulons Te laisser agir en nos vies et en nos existences comme il Te plaira.
Je T’en prie, accepte mon action de grâce et exauce, selon Ta volonté, mes prières, Toi qui vis et règne pour les siècles des siècles, Amen.

L’ACTION DE GRÂCES : UN MOYEN INFALLIBLE DE BÉNÉFICIER DES BIENFAITS DE DIEU

Cela peut paraître bizarre, mais sur certains points, le Seigneur calque sa conduite sur celle des hommes. Pour qu’on le comprenne mieux certainement.
Dans la société en effet, il est indubitable que beaucoup de flatteurs vivent au dépend de ceux qui les écoutent : les chefs de village et toutes les autorités qu’on connait savent souvent récompenser de belle manière ceux qui chantent leur louange devant le peuple. Et puisque beaucoup le savent, ils savent créer les actes bons dans l’espoir, souvent justifié, de recevoir un peu d’argent. À peu de chose près, il faut agir ainsi avec Dieu.
De fait, nous sommes très nombreux à aller vers Dieu quand on souffre. Et c’est très normal, sinon, vers qui irons-nous quand on a la chance d’avoir une telle source de biens tant spirituels que matériels ! Mais que faisons nous une fois que nous recevons ce que nous étions vénus chercher ? On oublie Dieu pour se souvenir de la route qui mène à l’église quand on aura un autre problème. C’est malheureusement ce que beaucoup de gens font et laissent Dieu très triste. Et même dans la Bible, les exemples d’action de grâces sont souvent suivis de très grandes grâces. C’est le cas du prophète Samuel. Sa mère avait pleuré devant Dieu pour obtenir un enfant et ne plus avoir honte devant son mari. Le prophète Élie, de la part du Seigneur, lui a promis qu’elle aurait un enfant, ce qui arriva. Lorsque l’enfant fut sevré, sa mère le conduisit au temple pour qu’il serve Dieu en récompense de ce cadeau. Et il suffit de lire les Écritures pour se rendre compte de ce que fut Samuel pour le peuple de Dieu.
Nous devons être prêts à faire le même cheminement que cette femme. Autrement dit, nous devons prendre l’habitude de dire merci à Dieu pour tout ce qu’il fait et nous devons le faire de manière claire et précise. Là encore, les Saintes Écritures nous enseignent.
En fait, dans l’Ancien Testament, on se rend compte que lorsque Dieu s’adresse à un de ses serviteurs, il le fait en mentionnant ses hauts faits : sortie d’Égypte et libération de l’esclavage, donation de la terre promise et même de la royauté à David et à Salomon. Son but est de provoquer le respect et donc la déférence à son égard. Et le peuple a pris cette habitude de parler de Dieu en mentionnant ses hauts faits. Ainsi il n’est pas rare de voire Dieu nommé en même temps que le miracle le plus proche de celui qui parle. Et c’est cette fidélité dans la reconnaissance des bienfaits de Dieu que l’Église perdure dans sa préface, car ainsi, à chaque messe et célébration de la Parole, on rappelle les merveilles de Dieu dans l’Ancienne et la Nouvelle alliance. Et ces multiples rappels ne sont pas anodins.
En fait, avoir en mémoire que Dieu a fait traversé la mer rouge à son peuple à pieds secs, permet de se rendre compte que ce dernier est capable de nous faire sortir de n’importe quelle situation de notre vie ; se souvenir que Dieu a donné à son peuple une terre ou coulent le lait et le miel, permet de nourrir la conviction que le Seigneur peut nous établir dans une joie sans pareille ; se rappeler que Jésus a triomphé de la mort, nous permet de croire que rien ne peut nous séparer de la volonté de Dieu de nous donner la vie. Ainsi, se rappeler les hauts faits de Dieu nous permet de nourrir notre foi et notre confiance en Dieu, et ce n’est pas tout.
Reconnaître la seigneurie de Dieu agissante dans nos vies donne la possibilité à Dieu de confirmer sa place. Dieu ne se définit-il pas comme un Dieu jaloux (Cf. Ex. 20, 5). Et toute personne qui a ce caractère, aime qu’on chante ses merveilles et est toujours prêt à en faire d’avantage. Les hommes peuvent perdre leurs disciples au moment où leur capacité de faire des prodiges disparait, mais Dieu ne risque pas de finir puisque sa puissance est éternelle. On gagne donc à être le griot du Seigneur parce que sa puissance ne cessera jamais de se manifester en nous et pour nous ! Et Dieu est toujours disposé à faire des prodiges pour ses fils, il ne se lasse jamais de les combler. Il pose certes ses conditions, mais puisqu’elles ne ont pas avilissantes, il est bon de les vivre et de voir se réaliser AU TEMPS VOULU DE DIEU, les merveilles qui font pâlir d’envie et de jalousie les ouvriers des ténèbres. Il dit en effet à Salomon, au moment de prendre possession du temple que ce dernier a construit à on honneur, qu’il est prêt à respecter sa promesses et à faire d’avantage pour lui s’il marche sur ses chemins et respectes ses commandements et ordonnances. Et on sait comment cela est fini …
D’autre part, de ma propre expérience, je pense que nous devons être logiques envers nous même et devant Dieu.
En effet, nous sommes très prompts lorsqu’il s’agit de faire le listing de nos problèmes et de nos envies et besoins devant Dieu au point de passer des heures entières à pleurer. Je pense que dans un soucis d’équité, il serait bon de prendre l’habitude de faire aussi le listing à Dieu de tout ce qu’il a fait de bon pour nous. Et il n’est pas besoin d’être mystique pour ressentir la tristesse de Dieu de n’entendre que très peu de personne dire ses merveilles. Et la raison pour laquelle certaines personnes jadis nanti se retrouvent dans des situations de pauvreté, c’est souvent ce manque de reconnaissance qui entraine souvent beaucoup de chrétien à oublier Dieu comme cela a été le cas de beaucoup de rois après David. Et cet éloignement est souvent une épreuve dure pour le Seigneur qui se sent souvent obligé de punir son peuple pour le rappeler à l’ordre. Sachons donc dire merci à Dieu et soyons prêts à marcher selon ses voies et nous ne serons pas déçus.

chemin de croix

 

 

Marcher avec Jésus sur le Chemin du calvaire.

Introduction (sommaire)

Selon la lettre aux Hébreux, le Christ est venu sur nous transmettre de vive voix ce que le Seigneur Dieu son « Père » a annoncé « sous des formes fragmentaires et variées » (Cf. He. 1, 1), Lui-même faisant parti de cet enseignement puisqu’il avait été annoncé à nos ancêtres dans la foi. Et pour que cette annonce se fasse bien comprendre des hommes, le Christ a passé trois années longues années à expliquer, à démontrer et surtout à simplifier la Bonne Nouvelle en ces termes : « le royaume de Dieu est tout proche ». Le reste n’étant donc que les conditions à remplir pour faire parti de ce royaume. Et l’une de ces conditions, sinon la plus importante, est d’être convaincu de l’amour indéfectible de Dieu « Notre Père ». Et c’est, entre autre, cette conviction dont Jésus a fait montre tout au long de sa vie et surtout au cours de ses dernières heures. Ainsi, de ce chemin « ordinaire », Dieu, en son Fils, a révélé la voie extraordinaire et « étroite » que nous devons arpenter si nous l’aimons. C’est dire que le chemin du calvaire est certes localisé à Jérusalem, mais se trouve aussi dans nos quartiers et nos villes, car c’est dans cette normalité de nos vies que nous devons, à la suite du Christ, vivre dans la confiance en l’amour indéfectible de Dieu. Et puisque toute entreprise qui se respecte requiert au préalable un archétype et un entrainement, le Christ a accepté de nous montrer, par sa passion, l’exemple à suivre. Tandis que la prière qui en est inspirée, constitue notre entrainement à la vie avec Dieu.

Donc, en méditant les stations du chemin de croix, disons nous, frères bien aimés, que c’est certes le Chemin, les douleurs et les paroles du Christ, mais c’est aussi l’ensemble de nos joies et de nos peines, de nos fidélités et de nos égarements qui se trouve devant nos yeux. Car, ne l’oublions pas, tout cheminement aux côtés des apôtres, de la Vierge Marie et de Jésus dans ces instants cruciaux doit nous faire pleurer non par sur Lui comme ces « femmes de Jérusalem », mais au contraire sur nous même et sur nos enfants.

Prière d’ouverture.

Seigneur Jésus, une fois dans l’histoire de l’humanité, Tu as vécu l’amour et Tu nous invites aujourd’hui à en faire autant. En nous souvenant de tes douleurs, nous Te demandons de rendre nos cœurs et nos corps soumis à Ta volonté.

Sainte Vierge Marie, nous savons que tu as vécu, dans ta chair et dans ton cœur de mère, ce dont nous nous souvenons par la pensée. Nous te demandons de venir marcher à nos côtés pour nous faire comprendre de quoi il s’agit et ce que cela implique dans nos vies.

 

Première station : Jésus lave les pieds de ses apôtres.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 13Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. 14Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. » (Jn. 13, 13-15)

A cette époque, laver les pieds était la besogne des esclaves. Si cette pratique a disparue de nos jours, elle a été remplacée par d’autres du même ordre que nous imposons à nos ménagères. Le Christ se met donc du côté de toutes ces personnes maltraitées et humiliées au quotidien. Ainsi tout ce qui est fait à l’un de ces petits, est fait à Jésus. (Cf. Mat. 25, 40)

D’autre part, le Christ nous montre l’état d’esprit dans lequel il faut être pour se mettre à sa suite : il faut être prêt à mettre nos frères dans les conditions idoines pour l’accueil de la Parole de Dieu. C’est cela, le sens du service. Donc qui sert son prochain dans ce sens, ressemble à Jésus.

v  Seigneur, apprend moi à servir mes frères comme Toi et pour Toi

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Deuxième station : Jésus prie pour ses disciples.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 1 Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn. 17, 1)…   « 21 que tous soient un ».

Jésus prie. Il s’adresse à son Père. Certains y voient une contradiction puisque Dieu ne peut pas prier. Au-delà de ces débats, qu’il est beau de voir celui qu’on sait être le maître s’abaisser de la sorte. Nous avons encore à apprendre cela.

Ensuite, Jésus demande à son Père de Lui donner la gloire et Lui promet de la Lui rendre en retour. Nous connaissons la suite des événements : passion douloureuse, mort humiliante et résurrection. La gloire du Père n’a donc pas exclu la souffrance de son « Fils bien aimée » (Mt. 3, 17 ; Mc. 9, 7 ; Lc. 20, 13), mais au contraire en a fait réception. Nous avons encore à comprendre et à vivre cela.

Enfin, Jésus demande à son Père d’encourager ses « amis » (Jn. 15, 15) à rester « un » après son départ. Le débat est encore vivant pour savoir si cette unité réside dans l’esprit ou dans les institutions. Mais une chose est sûre : le Christ n’a jamais voulu que ceux qui marchent à sa suite s’entretuent. Il est certes venu apporter la division sur la terre (Cf. Lc. 12, 51), mais il s’agit d’une séparation d’avec les conceptions mondaines qui empêchent l’élévation de l’âme vers le Père. En d’autres termes, il est venu instaurer la paix entre les hommes et femmes de bonne volonté (Cf. Lc. 2, 14). Que chacun cherche donc à rendre présente la paix du Christ dans vie et s’entende dire par Jésus ma paix est toi (Cf.Lc. 24, 36)

v  Seigneur, apprend-nous à prier. (Lc. 11, 1)

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Troisième station : les soldats arrêtent Jésus.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 47 Comme il parlait encore, voici Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. 48 Or le traître leur avait donné ce signe : «Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui; arrêtez-le.» 49 Et aussitôt il s’approcha de Jésus en disant : «Salut, Rabbi!», et il lui donna un baiser. 50 Mais Jésus lui dit : «Ami, fais ta besogne.» Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. 51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille. 52 Alors Jésus lui dit : «Rengaine ton glaive; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive. 53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges? 54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi? » (Mt. 26, 47-54)

Il n’y a vraiment rien de nouveau sous le soleil. (Cf. Qo. 1, 9) et ce n’est pas nouveau qu’un ami soit trahi par un de ses proches. Gardons nous donc d’être des « Judas » pour nos frères. Car, selon Jésus, « 1 Il est impossible que les scandales n’arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent! 2 Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits. 3 Prenez garde à vous! » (Lc. 17, 1-3a)

D’autre part, le Christ nous confirme que Dieu peut faire usage de la justice lorsqu’il agit envers l’homme : car si celui qui tue par l’épée meurt par l’épée, de même qui fait du bien à son prochain est certain de voir, pour ou pour sa descendance, le bien et la grâce de Dieu. C’est dire que le bien dont nous bénéficions souvent est la récompense promise à un de nos ancêtres. Sachons donc confier au Seigneur ces inconnus tout en attirant dans notre environnement la grâce de Dieu par nos bonnes actions. (Cf. Mt. 7, 12).

v  Seigneur, pardon pour ceux qui continuent de te trahir en tes fils. Pardon pour ceux appellent la malédiction dans leur parenté par le mal qu’ils font.

v  Gloire au Père au Fils et Saint-Esprit…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Quatrième station : les chefs des prêtres interrogent Jésus.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 57 Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez Caïphe le Grand Prêtre, où se réunirent les scribes et les anciens…59 Or, les grands prêtres et le Sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, en vue de le faire mourir;… 62 Se levant alors, le Grand Prêtre lui dit : «Tu ne réponds rien? Qu’est-ce que ces gens attestent contre toi?» 63 Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit : «Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.» 64 «Tu l’as dit, lui dit Jésus. D’ailleurs je vous le déclare dorénavant, vous verrez le Fils de l’homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel.» 65 Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements en disant : «Il a blasphémé! Qu’avons-nous encore besoin de témoins? Là, vous venez d’entendre le blasphème! 66 Qu’en pensez-vous?» Ils répondirent : «Il est passible de mort. »

Jésus est jugé à cause de sa proximité ostentatoire à Dieu son « Père » car c’est d’elle que jaillissaient ses paroles et ses actes. Combien de fois ce genre de scénario se reproduit de nos jours au point de pousser les plus faibles à avoir honte de leur foi en public. « En ces jours qui sont les derniers » (He. 1, 2), il est l’heure de faire un choix : sois avoir honte de Dieu et être un de ces « pharisiens modernes » ou faire le choix de vivre sa foi partout où on se trouve et risquer les « bénéfiques injures » de nos frères qui nous ouvriraient alors sans le savoir les portes du Royaume. Car, « 11 Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. 12 Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers. » (Mt. 5, 11-12) dit Jésus sur la montagne.

v  Seigneur, pardon pour ceux qui ont honte de Toi. Aide moi à ne plus en faire parti.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Cinquième station : Jésus est flagellé et couronné d’épines.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 38 Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. - 19, 1 Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. 2 Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre; 3 et ils s’avançaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs! » Et ils lui donnaient des coups. » (Jn. 18, 38-19, 1-3)

Lorsqu’un juif est promis à la crucifixion, il est d’abord flagellé. Et dans ce domaine, les romains étaient très imaginatifs et volontaires. De nos jours, nous sommes de plus en plus créatifs pour ce qui est des méthodes de torture et d’asservissement d’autrui. Puissions-nous le devenir un jour pour ce qui est de sortir les pauvres de leur misère.

v  Seigneur, aide-moi à savoir donner aux autres ce que je reçois de Toi : la Vie.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Sixième station : Jésus est condamné à mort.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 4 De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » 5 Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre; et Pilate leur dit : « Voici l’homme! » 6 Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le, vous, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation. » 7 Les Juifs lui répliquèrent : « Nous avons une Loi et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » 8 Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé…12 -Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant : « Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César : quiconque se fait roi, s’oppose à César. »…15 Eux vociférèrent : « À mort! À mort! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons de roi que César! » 16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. » (Jn. 19, 4-8. 12. 15-16)

Il avait peur de le condamner mais la pression et l’amour du pouvoir ont eu le dessus. Combien sommes-nous à être capable de tout sacrifier pour une place au soleil ? Combien l’ont déjà fait et s’en vantent ? Et combien le ferons encore. En ferais-je parti ? Serais-je un des nombreux « Pilate » de cette terre ?

Ceux qui veulent la mort de Jésus affirment n’avoir qu’un seul roi. Aujourd’hui, ceux qui cessent de croire en Dieu se considèrent comme leur seul roi. Ces hommes, bien qu’appartenant à des époques distinctes, ont un point commun : ils souhaitent tous la venue du règne de Dieu, et ils ne le savent même pas. Mais ce qu’il y a de plus triste, c’est que même ceux qui ont conscience de servir le Christ se comportent comme s’ils n’avaient pas de roi. Ils sont donc si petits, ceux qui ont vraiment le Christ pour Roi ? Et moi, où suis-je ? Qui est mon roi ?

v  Seigneur, je veux faire parti de ton Royaume, aide moi.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Septième station : Jésus est chargé de sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 17 Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne – ce qui se dit en hébreu Golgotha » (Jn. 19, 17)

C’est donc vrai. Le Christ, cet homme qui a guéri les malades, et demandé à ses frères de vivre en s’aiment les uns les autres, est condamné, et donc humilié au point de porter une lourde croix aux yeux de tous. La société peut donc être si cruelle. Donc porter sa croix à la suite du Christ (Cf. Mt. 16, 24) c’est accepter ce genre d’humiliation ? Seigneur, qui es-Tu donc pour avoir vécu et enduré tout cela pour des gens qui pour la plupart te renient jusqu’à ce jour ? Qui donc es-Tu pour nous aimer ainsi ?

v  Seigneur, donne nous de comprendre cet amour dont Tu nous aimes.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Huitième station : Jésus tombe sous le poids de la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

Cet épisode fait parti de ceux qui nous sont rapportés par la Tradition : sous le poids de la croix, plus d’une fois, le Christ s’est écroulé. Il est tombé pour ceux qui veulent le suivre mais que les épreuves font douter. Il a chuté pour ceux dont la foi ne résiste pas au scandale. Il a enfin succombé pour ceux qui, malgré toutes les grâces qu’ils reçoivent, ne produisent pas du fruit en abondance. Tout ceci sans oublier son souci inaliénable pour ceux qui le rejettent et l’enseignent aux autres.

Le Christ est aussi tombé pour que nous ayons conscience que le suivre n’est pas facile. Et que si Lui, tout Fils de Dieu qu’il est, arrive à trébucher sous le poids de la croix, combien de fois nous qui sommes infiniment plus condamnable que Lui ? Ainsi, l’échec, le rejet et l’impuissance font parti de la mission. Mais l’abandon et le découragement, non. Alors tombons, mais relevons nous comme Notre Sauveur a su si bien le faire.

v  Seigneur, apprend-nous à nous relever quand nous tombons.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Neuvième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 26 Quand ils l’emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. » (Lc. 23, 26)

Étais-ce de la pitié ou de la moquerie qui poussèrent les soldats à faire aider Jésus ? Personne ne sait. Mais une chose est sûre : un homme a aidé Dieu à porter sa croix. Donc, tout puissant et fort qu’il est, Dieu a besoin de nous pour nous sauver ? C’est dire que nous devons porter la croix avec Jésus pour que notre monde soit sauvé. Et ce n’est plus du « bois » qu’il s’agit comme au temps du Cyrénéen, mais c’est au contraire accepter de faire son devoir de chrétien jusqu’au bout. Et il est impossible d’y parvenir sans renoncer à certains moments à son honneur, à sa dignité et parfois même à ses proches (Cf. Mt. 10, 37).

D’autre part, à cause de l’aide de Simon de Cyrène, la passion du Christ devient de manière plus explicite « la passion des hommes » qui eux ont péché.

v  Seigneur, montre-nous comment porter notre croix pour Te suivre.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Dixième station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 27 Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. 28 Mais, se retournant vers elles, Jésus dit : «Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! …31 – Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du sec? » (Lc. 23, 27-28. 31)

Pour une grande partie des contemporains de Jésus, ce spectacle est insoutenable (l’est-il aussi pour nous ?) : Le traitement imposé au Christ est tellement cruel qu’il provoqua des larmes et des lamentations. Cependant, quand le Christ souffre, il ne faut pas avoir pitié de Lui, mais de nous même, car il souffre à cause de nous. Cessons donc de faire souffrir d’autres innocents par nos fautes qui provoquent la colère et donc la malédiction du Seigneur sur nous et sur nos proches.

Enfin, il est une chose qu’il ne faut pas négliger : Jésus annonce que les hommes qui l’imiteront risquent souffrir plus que Lui. Simplement parce que par leur péché, ils seront coupables, alors que, Lui, n’est coupable de rien puisqu’il n’a pas péché. C’est dire que nos péchés nous font en quelque sorte mériter la souffrance qui, avant de purifier nos frères, nous lave en premier. C’est même grâce à elle que notre foi atteint sa perfection (Cf. Jc. 1, 2-3). Il ne faut donc pas les éviter à tout prix et à tous les prix, mais les vivre comme le Christ, c’est-à-dire en les offrant pour notre salut et celui de nos frères.

v  Seigneur, aide-moi à souffrir comme Toi et pour Toi.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Onzième station : Jésus est cloué sur la croix et confie sa mère à Jean.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 32 On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. 33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. 34 Et Jésus disait : «Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font. » (Lc. 23, 32-34)

« 25 Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26 Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn. 19, 25-27)

Jésus est cloué sur la croix avec toute la cruauté qu’on imagine. Mais il parvient, au cœur de sa souffrance, à manifester d’une manière saisissante son amour : il pardonne à ses ennemis et il cristallise la relation qui existait déjà entre sa mère et ses « amis » (Jn. 15, 15).

v  Seigneur, donne-nous d’être digne de cet amour que nous recevons de Toi.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« J’ai soif » (Jn. 19, 28)

« Élôï, Élôï, lema sabachthani… Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc. 15, 34)

« Père, en tes mains je remets mon esprit. » (Lc., 23, 46)

« C’est achevé. » (Jn. 19, 30)

Au moment de rendre l’âme, Jésus a prononcé ces paroles. Elles rendent toutes compte de la profondeur de ce moment : la soif renvoie au désir inextinguible de salut que Dieu a en faveur de l’humanité ; l’idée d’abandon par contre révèle toute l’humanité de Jésus qui expérimente la solitude qu’on peut ressentir quand on souffre au point de se croire abandonner de Dieu ; ensuite lorsqu’il remet son esprit entre les mains de son Père, il affirme simplement sa confiance en Celui qui possède tout et à qui tout revient ; enfin, quand il dit que tout est achevé, il reconnait avoir accomplit jusqu’au bout la mission qui lui avait confié : sauver l’humanité.

v  Seigneur, accorde nous la grâce d’une bonne mort.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Treizième station : Jésus est descendu de la croix et mis au tombeau.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 38 Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps…40 Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. 41 Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n’avait encore été mis. 42 À cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn. 19, 38. 40-42)

La mission du Christ est achevée et son corps repose entre nos mains et sa splendeur dépend de nos soins. Mais ce corps, ce n’est plus son corps physique, mais c’est son corps mystique. Il est constitué de tous ceux qui, consciemment ou non, vivent selon son amour. Autrement dit, nous sommes, depuis cet instant, les yeux, les oreilles, les mains, les pieds et même les cœurs de Jésus. Vivons donc en conséquence.

v  Seigneur, j’accepte de continuer Ta mission et de Te rendre présent au cœur du monde.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Quatorzième station : Jésus ressuscite d’entre les morts.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« Paix à vous! » (Jn. 20, 23)

La paix. C’était le souhait formulé par les anges pour les hommes au moment de la naissance du Christ. C’est aussi l’un des premiers mots prononcés par Jésus après sa résurrection. C’est encore aujourd’hui l’objet de tant de recherche dans le monde. Existe-t-il un bien plus précieux ? Une richesse aussi enviable ? Un trésor aussi lumineux ?… que la paix. Et plus encore, la paix que Dieu donne. Soyons donc dans la paix, car, le Christ est ressuscité et a vaincu toutes nos peurs, qu’il soit béni.

v  Seigneur, donne-nous Ta paix.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Prière de conclusion

Seigneur Jésus, au terme de ce parcours, nous Te supplions humblement : que nos esprits, nos âmes et nos corps soient purifiés de leurs souillures et remplis de Ta grâce. Nous nous prenons devant Toi l’engagement de nous convertir et nous savons que Tu as mis à nos côtés Ta mère pour nous guider sur ce chemin si délicat. Nous avons confiance en Toi, nous T’adorons et nous Te bénissons parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix et que Tu es vivant aujourd’hui et pour les siècles sans fin. Amen.

Le chemin de l’amour avec Jésus

Marcher avec Jésus sur le chemin de l’amour

Sommaire.

« Dieu est amour » (1 Jn. 4, 8). Cette affirmation de Saint Jean reprise plus tard par le Pape Benoît XVI ne souffre d’aucune contestation même si la déclinaison de ce dynamisme ne fait pas l’unanimité.

 

Ce que je m’engage à rédiger maintenant est cheminement avec Jésus dans ses actes sauveurs joyeux. Car nous avons déjà une prière qui nous centre sur des actes sauveurs du Christ au cœur de sa souffrance et de son rejet par les hommes.

 

Un jour, j’en ai eu besoin et je pense ne pas être seul dans ce cas.

 

En effet, plongé il y a peu dans une déception, j’ai eu l’envie de marcher avec Jésus et de me souvenir d’une manière particulière de ces moments où il nous montre l’amour de Dieu pour les hommes. Cet amour qui inspire les hommes qui peuvent donc s’aimer entre eux d’une manière encore plus parfaite. J’avais en fait besoin de réconfort, de soutien, d’accompagnement. Et je voulais dans ce cri vers Dieu ne pas le voir souffrir, ensanglanté ou encore endolori par le bois de la croix. Mais au contraire, je voulais le voir resplendissant, souriant, en un mot lumineux. Et dans cette quête, une autre manière de contempler le Sauveur du monde n’est et ne sera jamais de trop. C’est là, la grandeur de Dieu qui est en définitive magnifié une fois encore par un pauvre pêcheur qui ne sait même plus quoi faire pour mendier la miséricorde de son Dieu tellement il ne fait que s’égarer.

 

Prière d’ouverture.

 

Seigneur mon Dieu, je t’aime Tu le sais. Mais en ce moment, il m’est difficile de croire en cet amour dont nous parlent les Saintes Ecritures. Et de plus, je ne sais plus vers qui me tourner pour trouver du réconfort.

 

Papa, je suis perturbé et je n’ai plus la force d’avancer et même de croire que l’amour est possible. Mon cœur est blessé et je ne puis retenir mes larmes quand je pense à mes déceptions. Je viens donc à Toi pour retrouver la force d’avancer et le goût de la vie.

 

Sainte Vierge Marie, tu sais mieux que moi ce que veut dire avoir le cœur brisé. Tu sais donc ce que je ressens. Mais puisque tu as réussi à te relever, aide-moi à faire le même cheminement en regardant les signes d’amour de Jésus pour les hommes et pour moi aussi.

Première station : Jésus s’incarne.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« 14 Et le Verbe s’est fait chair et il a campé parmi nous » (Jn. 1, 14)

 

Dieu, Tu es devenu un homme pour moi. Tu as voulu Te faire proche de moi pour que moi à mon tour je sois proche de Toi. Tu n’es pas loin dans les cieux d’où, pour certains, Tu n’aurais jamais dû descendre. Mais si Toi tu es proche, pourquoi mes frères qui n’ont jamais été au ciel avec Toi me semblent souvent si loin ? Pourquoi leur amour st-il souvent si invisible ? A-t-on besoin de partir du ciel pour savoir aimer ? En tout cas, Toi, Tu es là, et je voudrais croire que c’est tout ce qui compte et que cela suffit à mon bonheur. Mais ça aussi, c’est difficile et je sais que Tu me comprends. Alors aide-moi plutôt à recevoir cet amour de Toi qui sait être plus proche de moi que mes frères. Ainsi, j’arriverais peut-être à les aimer comme Tu sais si bien le faire.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

Deuxième station : Jésus se fait baptiser par Jean.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« 14 Celui-ci l’en détournait, en disant : «C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi !» 15 Mais Jésus lui répondit : «Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice.» Alors il le laisse faire. » (Mt. 3, 14-15)

 

Moi, j’ai été baptisé pour devenir Ta propriété privée. Mais Toi, pourquoi le fais-Tu ? Jean a raison de Te poser la question. Mais la justice que Tu évoque me fait comprendre que Tu ne veux pas de distance entre nous : Tu veux m’accompagner dans tous les moments de ma vie. Si Tu l’as fait avec moi, Tu l’as fait avec tous les hommes. Donc, je peux Te rencontrer dans ma vie au quotidien et pas nécessairement en cherchant à faire de grandes choses pour attirer Ton attention sur moi. C’est peut-être pour cette familiarité que certains ont pensé qu’ils peuvent Te dire n’importe quoi ou Te traiter comme n’importe qui jusqu’à Te tuer comme un criminel. Je sais que j’ai souvent agi de la sorte en Te mettant à la barre et en Te jugeant. Mais Tu sais qu’au fond de moi, je ne pense pas ce que je te dis sous le coup de la colère et de la tristesse ou encore de l’ignorance, ou même de tout cela à la fois. Pardon pour ces égarements, mais merci infiniment pour cette proximité de tous les instants. Avec le secours de Notre mère commune, je Te promets de faire tout pour vivre avec les autres comme Tu vis avec moi, et ce, même s’ils se comportent mal envers moi. Car, tu reste gentil avec moi-même quand je Te méprise.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Troisième station : Jésus enseigne.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« 1 Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu, 2 en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par un Fils. » (Hx. 1, 1)

 

« Heureux… » (Mt. 5. 3+ ; Lc. 6, 20+).

 

Il est aisé de comprendre que pour tout chef qui se respecte, les missions se font par ses représentants. Mais lorsqu’il s’agit d’une mission de la plus haute importance, c’est le fils, c’est-à-dire l’alter ego du chef qui est mandaté. C’est dire que je suis privilégié. Car, Tu es venu pour me parler malgré tout ce que les prophètes avaient déjà dit et dont j’aurais eu la connaissance. Et je ne suis pas le seul dans ce cas puisque Tu ne parles pas seulement pour moi, mais aussi pour mes frères, même s’ils n’en ont pas conscience. Donc j’ai du prix à Tes yeux ! Je ne m’en rendais pas compte, mais Tu peux me croire, je ne l’oublierais jamais : Dieu se déplace pour moi, Il vient me chercher quand je m’égare (Cf. Lc. 15.) et me prodigue des conseils pour que cela n’arrive plus (Cf. Mt. 5. 3+ ; Lc. 6, 20+).

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Quatrième station : Jésus guérit.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« 23 Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. » (Mt. 4, 23).

 

Il y a peu, j’ai pris conscience du prix que j’ai aux yeux de Dieu. Or, c’est ce même Dieu à qui aucune maladie ne résiste. Donc, toutes mes infirmités, il est capable de les résoudre. Alors pourquoi il ne le fait pas quand je le Lui demande, alors que quand il le faisait, c’était suite aux demandes de ses contemporains ? Donc Il est a aimé plus que moi ? Si oui Il n’est donc pas le même hier, aujourd’hui et demain ? Mais peut-être que je m’emporte un peu vite et que je ne regarde pas attentivement. Seigneur, pardon de t’avoir jugé si facilement comme le font ceux qui ne Te connaissent pas.

 

D’abord, je me rends compte qu’il existait des médecins en ton temps et que Tu ne leur a jamais fait concurrence en demandant aux gens de s’en écarter. Mais au contraire, Tu prenais en charge les infirmités physiques et spirituelles qui étaient au dessus de leur compétence : Cf. Mt. 17, 14-20 ; Mc. 5, 25-34. Donc, si je comprends bien, il y a beaucoup de maladies et problèmes spirituelles que nos frères peuvent résoudre et on les ignore pour courir chez Toi. Il est donc clair que ne pas aller à l’hôpital ou ignorer le charisme d’un frère, c’est T’ignorer Toi-même, puisque Tu as voulu que ce soit ainsi. À partir de maintenant, je vais, avant de penser à T’accuser, explorer les possibilités humaines de me soigner. Car aussi par là que Tu nous guéris.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Cinquième station : Jésus nous confie à sa mère.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« Femme, voici ton fils… Voici ta mère » (Jn. 19, 26. 27).

 

Une mère, une bonne mère, c’est beau, c’est bon : il n’y a rien de plus paisible pour un enfant que les bras d’une mère. La mère a un cœur immense et un amour indicible pour son enfant. Elle constitue en outre pour ses enfants, un modèle, une personne à qui on veut ressembler plus tard. À entendre Tes paroles, c’est ce genre de relation qui existe désormais entre la Sainte Vierge et moi. Je peux et dois même aller vers elle pour retrouver cette douceur dont les mamans ont le secret. Mais ce n’est pas facile parce que pour certains, elle a pris Ta place au point où le chapelet devient souvent plus important que la messe. Pour d’autres, par contre, elle est une déesse. Et j’ai mal de voir une personne qui T’es si chère si maltraitée ou ignorée par beaucoup. Je Te confesse aussi que j’ai souvent du mal à me souvenir que j’ai une mère de ce calibre. Mais avant de m’engager, il faut que je Te pose une question : comment a-t-elle fait pour endurer à Tes côtés tout ce qui t’es arrivé ? C’est à la fois une source de crainte, mais surtout un motif d’admiration. Parce que si elle a réussi à le supporter, elle peut m’aider et m’encourager à vivre dans la sérénité mes épreuves. Et ça, Tu le savais. Je Te promets donc de l’accepter à mes côtés et je le fais même dès maintenant et je voudrais lui dire en Ta présence « Marie, je te reçois dans mon cœur, qui est ma plus précieuse demeure, où tout le monde ne peut pas aller. J’accepte de me confier à toi quand je souffre et je suis disposé à te parler quand je suis heureux. Tu as su prendre soin de Jésus tout au long de sa vie. Je t’en prie, viens aussi prendre soin de moi. Dans mes épreuves, j’ai tendance à me décourager et j’abandonne souvent la prière. Je te promets de faire des efforts dans ce sens. Je voudrais que tu saches que trop souvent, j’ai été trompé, déçu, abandonné et parfois même trahi par mes proches. Je sais qu’avec toi, ce ne sera pas le cas, mais cette douleur voire cette peur et cette douleur est encore vive en moi. Dans ces moments difficiles, il m’est arrivé de douter de l’amour entre les hommes et de l’amour de Dieu pour les hommes. Car comment prier chaque jour, faire des neuvaines constamment et être en proie à d’abominables déceptions ? Tout cela en se sachant écouté de Dieu… et de sa mère ? Si je te le dis, ce n’est point pour t’attrister, mais pour te dire qui je suis et qui j’espère être à ton contact. Avant ce jour, je savais que tu existais, mais je ne mesurais pas la portée de ta présence à mes côtés et je m’en excuse. Dès aujourd’hui, je me consacre à toi, je me confie à toi, je suis tout à toi, en sachant que tu sauras me montrer comment « faire tout ce qui me dira ». « Femme, voici ton fils ». Seigneur, j’espère que cette donation Te plait parce que c’est en réponse à ton offre que je réagis de la sorte.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Sixième station : Jésus meurt sur la croix et ressuscite d’entre les morts.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« 7 À peine en effet voudrait-on mourir pour un homme juste; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir ; 8 mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. » (Rm. 5, 7-8)

 

Seigneur, dans les films, il est fréquent de voir un homme mourir et se sacrifier pour une cause juste ou mauvaise. Mais dans la réalité, cela existe très peu. Il est même plus fréquent de voir des personnes souhaiter la mort des autres pour leurs propres bénéfices. C’est dire qu’autour de moi, la notion de sacrifice pour le bien d’autrui est assez rare. Dans un contexte pareil, savoir que Tu n’as rien fait pour Te défendre alors que tes contemporains planifiaient Ta mort est une chose très importante : pour moi, sachant ce qui va arriver dans la suite, je sais maintenant qu’il ne faut pas se lasser de défendre une cause juste ou de chercher un avenir meilleur en vivant dans la vérité. Car, qu’il s’agisse de la recherche d’un travail, d’une compagne ou compagnon de vie, il s’agit en même temps d’un sacerdoce, et donc d’une croix à porter à Ta suite et à Tes côtés. Et dès qu’il est question de croix, la suite s’apparente à des souffrances à endurer jusqu’à la justification au temps voulu par Dieu. Il faut que je Te dise que je ne m’en rendais pas clairement compte avant. Mais c’est une philosophie de vie qu’il est aisé d’expliquer ou de méditer, mais très difficile à vivre. D’abord parce que naturellement l’homme ; comme tous les êtres vivants, ne supporte pas la douleur. Il est donc constitué pour éviter ce genre de sensation. Ce qui fait que dans ces moments, il est assez facile de céder à l’appel de celui qui peut soulager notre douleur à l’immédiat. Ce que je cherche à dire, c’est que « porter sa croix » est un acte en soi héroïque et un peu contre nature. C’est tout cela qui rend Ton attitude au calvaire si structurante et atemporelle. Papa, quand je souffre, je me demande souvent comment Tu faisais pour aller jusqu’au bout avec la perspective d’un avenir aussi sombre. Je me demande aussi comment faire pour trouver la force d’avancer sans un indice ou un signe d’amélioration future. Je Te demande la grâce de me souvenir de Ta persévérance au calvaire et de son aboutissement. Avec Toi, je veux m’en sortir et je sais que c’est possible. Avec Toi, je vais réussir et je sais que ce n’est pas une chimère. En somme, je déclarer solennellement être prêt à souffrir, mourir et ressusciter d’entre les morts pour Te rendre gloire.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Septième station : Jésus est vivant et près de moi.

Nous T’adorons ô Christ et nous Te bénissons

Parce que Tu nous as aimés de tout ton amour.

« Et moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». (Mt. 28, 20)

 

Tout à l’heure, je viens de reconnaître que je ne faisais pas fausse route en Te faisant confiance. Mais tout ceci ne peut tenir la route que si et seulement si je suis accompagné. Je veux que Tu saches que si Tu n’es pas à mes côtés, ça ne vaut pas la peine de s’engager à faire quoique ce soit. Et quand Tu nous dis que tu es à nos côtés, notre joie est sans pareille, mais la tentation est immense de Te demander, mais de quel voisinage parles-Tu, de quel proximité parles-Tu si nos sens ne parviennent pas à Te saisir ? C’est un peu la question que posait Marie de Magdala au matin de la résurrection en cherchant à savoir où on T’avait mis parce qu’elle Te cherchait et voulait Te retrouver (Cf. Jn. 20, 15). Et en Te posant cette question, une autre me vient à l’esprit. Comment peux-Tu nous dire que Tu es avec nous juste au moment où Tu t’en vas ? Tu me rappelles un peu les camerounais qui disent qu’ils sont ensemble au moment de prendre congé l’un de l’autre. Mais puisque tout ce que Tu as dit s’est réalisé dans Ta vie, peut-être que cette parole aussi est vrai. Et si c’est le cas, il faut peut-être que je regarde mieux autour de moi pour Te voir. Et dans ce cas, je constate qu’à mes côtés, il y a mes amis et mes ennemis. Et puisque je Te suis, mes adversaires sont les tiens et mes amis te sont aussi proches. C’est dire que Tu es peut-être présent en mes amis qui Te suivent aussi comme moi. Et maintenant que je le dis, une chose me frappe : mes véritables amis et moi sommes comme portés par un même dynamisme qui a soutenu les saints avant nous et ne s’arrêtera certainement après nous. C’est peut-être aussi cela Ta présence auprès de moi. C’est terrible ! Tu es donc vraiment avec nous au quotidien, avec la particularité que pour en prendre conscience et pour Te voir dans cette nouvelle apparence, il faut le savoir et le vouloir. Dans ce sens, j’avoue avoir encore du chemin, mais c’est rassurant que dans cette quête, je cherche une chose qui existe : Toi. Je ne suis donc plus seul quand je pleure dans ma chambre ou quand je ris aux éclats en public, ni quand je mens à un proche ou que je fais resplendir la vérité, ni même quand je prie sans savoir quoi Te dire. Merci d’être à mes côtés en mes frères, Tes anges et Ton Esprit-Saint.

 

Merci Seigneur. Viens m’apprendre, je T’en prie, à T’aimer, à m’aimer et à aimer mes frères… comme Toi. Amen.

 

Prière de conclusion.

« Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn. 20, 28), je viens de me rendre compte que l’amour n’est pas un vain mot mais une réalité qui existe entre les hommes et qui nous unit à Toi. Trop souvent, mes douleurs m’ont empêché de le voir, de le vivre et de le propager. Ainsi au sortir de cette marche avec Toi, je ne veux qu’une chose : recommencer. Mais je veux le faire cette fois avec ceux qui m’entourent et au quotidien. Et je vais le faire parce que je suis sûr que comme j’en ai besoin, beaucoup sont dans ma situation et je vais, dès aujourd’hui, être Dieu pour eux et pour moi-même. Ainsi, je serai auprès de Toi comme tu es auprès de moi. Et ton amour sera sur moi comme mon espoir est en Toi (Cf. Ps. 33, 22).

Acte de contrition sur la base du décalogue.

Avant propos

 

Demander pardon est une chose difficile, surtout quand on ne reconnait même pas sa faute, aussi indubitable soit elle. Si cela est vrai pour une démarche à faire devant un homme, cela est encore plus vrai pour une démarche à effectuer devant Dieu. Et ce, qu’il soit présent en son prêtre ou en Esprit dans notre chambre. Et c’est justement parce que c’est justement parce que c’est difficile qu’il faut s’y essayer car nul n’est si saint qu’il n’ait rien à regretter devant Dieu. Il faut même le faire quand on est certain de n’avoir rien à se reprocher parce qu’alors, le Seigneur pardonnera les péchés de nos proches, car, il ne faut pas l’oublier, la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance devant Dieu (Jc. 5, 16). Dans cette optique, quoi de mieux que d’avoir devant les yeux les dix paroles qui scellèrent l’alliance de Dieu et des hommes ? Ces paroles qui sont malheureusement trop oubliées ou méconnues pour les hommes de notre temps qui sont pourtant aussi pêcheurs – et c’est un euphémisme – que les contemporains de Moïse. Soyons donc les saints de notre temps qui savent d’abord se reconnaître pêcheur devant « le Saint des saints » (Ex. 26, 33) et qui savent intercéder pour nos frères qui en ont tant besoin et qui ne le savent même pas.

 

  • 2 «Je suis Yahvé, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. 3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. 4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre. 5 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants pour ceux qui me haïssent, 6 mais qui fais grâce à des milliers pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. » (Ex. 20, 2-6)

 

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu coupable d’idolâtrie.

 

Plus d’une fois, j’ai fait passer l’éthique et la morale chrétiennes après la boisson : je n’arrive pas souvent à me retenir devant l’alcool, ce qui fait que j’ai souvent passé des nuits ou des journées entières à m’enivrer. Il en est de même pour de la nourriture. Je reconnais qu’il m’arrive d’avoir faim et de passer des journées affamées. Je reconnais aussi que pour avoir de quoi manger ou pour nourrir ma famille, j’ai souillé mon corps et mon esprit par des pratiques peu recommandables et j’y ai même entrainé certains de mes proches.

 

En réparation de ces fautes, je t’offre toute l’adoration et la vénération que Ton Fils T’a rendue tout au long de son pèlerinage terrestre et la volonté avec laquelle il l’a enseigné à ses apôtres.

 

  • 7 « Tu ne prononceras pas le nom de Yahvé ton Dieu à faux, car Yahvé ne laisse pas impuni celui qui prononce son nom à faux. » (Ex. 20, 7)

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai utilisé Ton nom pour tout, sauf pour Te louer.

Plus d’une fois, je me suis servi de Ton nom pour légitimer mes actes ou pour provoquer la confiance de mes semblables afin de les abuser. Je n’oublie pas que je t’ai souvent accusé à tord en te maudissant de tous les malheurs qui m’arrivent.

En réparation de ces fautes, je t’offre tout l’amour et la déférence avec laquelle Jésus a prononcé Ton nom en nous enseignant que Tu es « Notre Père ».

  • 8 « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. »  (Ex. 20, 8)

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai négligé de faire du dimanche, un jour saint.

Plus d’une fois, je privilégie les fêtes et les plaisirs au détriment de ma participation effective aux messes dominicales. Et quand bien même j’y assiste au sortir d’une nuit blanche, je ne suis pas concentré et je gène mes voisins par mon attitude et l’odeur de l’alcool que j’empeste.

Je reconnais aussi que mes dimanches ne sont pas saint parce qu’il m’est souvent arrivé d’aller à la messe et de passer mon temps à penser à mes peines ou à mes joies au lie de me concentrer sur le mystère qui se déroule devant mes yeux. Et cette mésestimation de ton jour va même souvent, dans ma vie, jusqu’à la médisance et le dégout de ceux qui m’aident à rendre ce jour saint : prêtres, religieuses, servants de messe, choristes…j’ai, en faisant cela, oublié qu’ils te sont consacré et que Tu es le seul à pouvoir les juger.

En réparation de cette négligence, je t’offre, Ô Père bien aimée, tout le dynamisme et le zèle qui ont « dévoré » (Ps. 69, 10) le Christ tout au long de sa vie terrestre.

 

  • 12 « Honore ton père et ta mère, afin que se prolongent tes jours sur la terre. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je n’ai pas rendu tout l’honneur qui est dû à mes parents.

En effet, j’ai la mauvaise habitude de rendre mes parents tristes par ma dureté de caractère : désobéissance, obstination, mépris ou autre comportement du même genre. Ainsi, à cause de moi, ils sont constamment irrités et de mauvaise humeur au point de nourrir des intentions inadéquates à mon égard.

De même, quand je suis hors de leur regard chez mes amis ou chez des connaissances, je brille souvent par mon caractère belliqueux, insolent. Ce qui entraine souvent des bagarres, des insultes ou des disputes. Et même dans les fêtes, il m’arrive de boire et de manger de façon incontrôlée. Tout ceci sans oublier que dans le domaine scolaire, je ne brille pas toujours par mon assiduité.

En réparation de ces offenses, je t’offre, Ô Père bien aimée, tout le respect et l’obéissance qui ont caractérisé le comportement de Jésus envers ses parents et avec Toi tout au long de son passage sur la terre.

 

  • 13 « Tu ne tueras pas. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai supprimé la vie ou encore contribué à le faire.

En effet, j’ai souvent participé à des avortements en encourageant des filles à le faire, ou encore en assumant pas mes responsabilités au moment où une grossesse non désirée se présente.

D’autre part, comme géniteur ou proche parent, ma colère m’a déjà poussé à chasser de ma maison ou encouragé à le faire, une fille enceinte. Et même comme médecin, j’ai déjà pratiqué un ou plusieurs avortements.

En outre, je me suis déjà rendu chez des marabouts ou guérisseurs traditionnels pour faire du mal à mes proches, ce qui entraine souvent la mort.

En réparation de ce mal, je t’offre, Ô Père bien aimée, le respect et la protection de la vie dont le Christ a fait montre tout au long de sa vie terrestre en guérissant les malades et en chassant les esprits mauvais.

 

  • 14 « Tu ne commettras pas d’impureté. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu impur par des pratiques sexuelles répréhensibles.

En fait, pour être franc, profiter du corps de l’autre pour mon plaisir ou pour ma vengeance ne m’est pas étrange. J’y suis souvent parvenu par des pratiques inappropriées.

D’autre part, l’homosexualité, la pédérastie ou même la pédophilie sont des déviations que j’ai souvent pratiquées pour des raisons diverses. Je n’oublie pas d’autres comportements sexuels peu recommandables qui jonchent mon existence.

En outre, mon corps, étant « le temple de l’Esprit Saint », je reconnais l’avoir profané par des bains, des écorces et des charmes pour avoir du succès auprès du sexe opposé ou pour escroquer celui ou celle qui se présente devant moi ou encore obtenir un enfant de l’au delà pour conserver mon mariage. Cela implique aussi toutes les dévotions de mon corps aux puissances obscures pour des buts divers que j’ai déjà pratiquées.

En réparation de ces infidélités, je t’offre, Ô Père bien aimée, toute la décence et le respect avec lequel Jésus prenait soin de son corps.

  • 15 « Tu ne voleras pas. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu coupable de vol.

Je Te l’avoue, plusieurs fois, j’ai pris, sans permission, des objets qui ne m’appartenaient pas. Je l’ai aussi fait en ce qui concerne les connaissances au cours d’une composition, d’un exposé ou d’un mémoire. Il m’est même arrivé, dans cet exercice, de penser que prendre ce qui n’est pas mien pour mon profit et ma gloire semblait normal. Et dans ce sens, la détresse et le désarroi des autres ne m’atteignaient pas.

En réparation de cela, je T’offre, Ô Père bien aimée, toute la justice et la rectitude morale dont Jésus, Ton Fils, a fait montre tout au long de sa vie terrestre.

 

  • 16 « Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain. »

Je T’en prie Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai menti au sujet de ce que je disais de mon prochain ou de ma propre personne.

En fait, je viens reconnaître devant Toi que plus d’une fois, je n’ai pas dit la vérité en ce qui concerne mon frère ou ma sœur. Ceci dans le but de salir sa réputation et de le discréditer auprès des autres. Mais il m’est aussi de le faire pour avantager un tiers ou pour m’attirer des faveurs de celui dont l’ego était ainsi flatté.

En réparation de ce mauvais comportement, je T’offre la sincérité dont Jésus, Ton Fils a fait montre tout au long de sa vie terrestre toutes les fois où il enseignait ou confondait ses adversaires.

 

  • 17a « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. »

Je T’en prie Mon Dieu, pardonne-moi, car, j’ai souvent éprouvé du désir pour des objets que possède mon prochain.

Mon Dieu, je reconnais devant Toi qu’il m’arrive de désiré ardemment les objets que possède mon prochain au point de lui en vouloir de les avoir. Cela se traduit aussi par les multiples procès que je te fais pour te reprocher de ne pas m’avoir accordé telle richesse ou tel charisme. En venant vers Toi en ce jour, j’ai honte de mes pensées et de ce qu’ils ont occasionné dans ma vie et celle de mon prochain.

En réparation de ces mauvaises pensées, je T’offre toute la joie que ressentait le Christ de faire partager aux hommes la richesse des grâces divines au cours de sa vie terrestre.

 

  • 17b « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, rien de ce qui est à ton prochain. »

Je T’en supplie, Mon Dieu, prends en pitié ton serviteur car j’ai péché contre Toi. Comme si le manque de respect dont j’ai fait montre à ton égard ne suffisait pas, je suis allé jusqu’à envier la compagnie de mon prochain. Et ce, qu’il s’agisse des membres de sa famille, de ses amis ou tout autre relation qu’il pouvait avoir. Et malgré mon regret, je sais qu’en rien, je ne mérite ton pardon. Mais je T’en prie, considère le détachement avec lequel il a, tout au long de sa vie sur terre, élargi le cercle de sa famille. Et même sur la croix, au lieu de s’apitoyer sur son sort, il pense à nous, à moi en mettant à mes côtés sa Très Sainte mère.

Mon Seigneur et mon Dieu, j’ai mis beaucoup de temps à me rendre que tes commandements sont la voie de la vie et je sais que dans leur vécu, j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais cela ne m’empêche pas de voir la douleur que je Te cause par mon égarement. Accepte donc mon repentir et mon intercession pour mes frères, qui pour la plupart n’ont même pas conscience du mal qu’ils font. Je sais que Tu en es capable puisque Tu l’as fait avec le peuple élu dont je suis le descendant aujourd’hui. Béni sois tu pour le pardon que Tu ‘accorde. Je Te promets de faire des efforts pour ne plus recommencer.

Seigneur, j’ai confiance en Toi

ACTE DE CONFIANCE ET D’ABANDON À DIEU.

Seigneur, cela peut Te sembler bizarre, mais je sais ce que je suis, et je sais qui Tu es.

Je sais aussi ce que j’endure au quotidien parce que je Te suis et que je crois en Toi.

Je sais encore que je ne suis pas le premier dans cette situation et que tu m’as précédé sur ce chemin, celui de la persévérance.

Mais ce que je sais, sans pour autant le comprendre, c’est que Tu es le seul à l’avoir fait, et surtout, le seul à avoir reçu une telle récompense pour Ta témérité.

Je sais donc que Tu es un modèle, et pas seulement un parmi tant d’autres, mais Le modèle, et plus encore, Tu es mon modèle. Et ce qu’il y a de très beau dans cette relation, c’est que même en Te possédant, je ne parviens pas à T’embrigader. Tu es donc mon modèle et Notre modèle.

Tu sais ce que je suis.

Tu sais aussi que je peux Te dire ce genre de parole et ne pas les vivre dans l’immédiat.

Mais Tu sais et Tu comprends que je le dis et que je veux le faire, non plus seul, mais avec Toi.

Tu sais donc qu’avec Toi, je veux vivre, avec Toi, je veux m’en sortir et avec toi, je vais vivre, et avec toi, je vais m’en sortir.

Laisse-moi Te le redire : avec Toi, je vais vivre et je vais m’en sortir.

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