Acte de contrition sur la base du décalogue.

Avant propos

 

Demander pardon est une chose difficile, surtout quand on ne reconnait même pas sa faute, aussi indubitable soit elle. Si cela est vrai pour une démarche à faire devant un homme, cela est encore plus vrai pour une démarche à effectuer devant Dieu. Et ce, qu’il soit présent en son prêtre ou en Esprit dans notre chambre. Et c’est justement parce que c’est justement parce que c’est difficile qu’il faut s’y essayer car nul n’est si saint qu’il n’ait rien à regretter devant Dieu. Il faut même le faire quand on est certain de n’avoir rien à se reprocher parce qu’alors, le Seigneur pardonnera les péchés de nos proches, car, il ne faut pas l’oublier, la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance devant Dieu (Jc. 5, 16). Dans cette optique, quoi de mieux que d’avoir devant les yeux les dix paroles qui scellèrent l’alliance de Dieu et des hommes ? Ces paroles qui sont malheureusement trop oubliées ou méconnues pour les hommes de notre temps qui sont pourtant aussi pêcheurs – et c’est un euphémisme – que les contemporains de Moïse. Soyons donc les saints de notre temps qui savent d’abord se reconnaître pêcheur devant « le Saint des saints » (Ex. 26, 33) et qui savent intercéder pour nos frères qui en ont tant besoin et qui ne le savent même pas.

 

  • 2 «Je suis Yahvé, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. 3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. 4 Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre. 5 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants pour ceux qui me haïssent, 6 mais qui fais grâce à des milliers pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. » (Ex. 20, 2-6)

 

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu coupable d’idolâtrie.

 

Plus d’une fois, j’ai fait passer l’éthique et la morale chrétiennes après la boisson : je n’arrive pas souvent à me retenir devant l’alcool, ce qui fait que j’ai souvent passé des nuits ou des journées entières à m’enivrer. Il en est de même pour de la nourriture. Je reconnais qu’il m’arrive d’avoir faim et de passer des journées affamées. Je reconnais aussi que pour avoir de quoi manger ou pour nourrir ma famille, j’ai souillé mon corps et mon esprit par des pratiques peu recommandables et j’y ai même entrainé certains de mes proches.

 

En réparation de ces fautes, je t’offre toute l’adoration et la vénération que Ton Fils T’a rendue tout au long de son pèlerinage terrestre et la volonté avec laquelle il l’a enseigné à ses apôtres.

 

  • 7 « Tu ne prononceras pas le nom de Yahvé ton Dieu à faux, car Yahvé ne laisse pas impuni celui qui prononce son nom à faux. » (Ex. 20, 7)

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai utilisé Ton nom pour tout, sauf pour Te louer.

Plus d’une fois, je me suis servi de Ton nom pour légitimer mes actes ou pour provoquer la confiance de mes semblables afin de les abuser. Je n’oublie pas que je t’ai souvent accusé à tord en te maudissant de tous les malheurs qui m’arrivent.

En réparation de ces fautes, je t’offre tout l’amour et la déférence avec laquelle Jésus a prononcé Ton nom en nous enseignant que Tu es « Notre Père ».

  • 8 « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. »  (Ex. 20, 8)

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai négligé de faire du dimanche, un jour saint.

Plus d’une fois, je privilégie les fêtes et les plaisirs au détriment de ma participation effective aux messes dominicales. Et quand bien même j’y assiste au sortir d’une nuit blanche, je ne suis pas concentré et je gène mes voisins par mon attitude et l’odeur de l’alcool que j’empeste.

Je reconnais aussi que mes dimanches ne sont pas saint parce qu’il m’est souvent arrivé d’aller à la messe et de passer mon temps à penser à mes peines ou à mes joies au lie de me concentrer sur le mystère qui se déroule devant mes yeux. Et cette mésestimation de ton jour va même souvent, dans ma vie, jusqu’à la médisance et le dégout de ceux qui m’aident à rendre ce jour saint : prêtres, religieuses, servants de messe, choristes…j’ai, en faisant cela, oublié qu’ils te sont consacré et que Tu es le seul à pouvoir les juger.

En réparation de cette négligence, je t’offre, Ô Père bien aimée, tout le dynamisme et le zèle qui ont « dévoré » (Ps. 69, 10) le Christ tout au long de sa vie terrestre.

 

  • 12 « Honore ton père et ta mère, afin que se prolongent tes jours sur la terre. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je n’ai pas rendu tout l’honneur qui est dû à mes parents.

En effet, j’ai la mauvaise habitude de rendre mes parents tristes par ma dureté de caractère : désobéissance, obstination, mépris ou autre comportement du même genre. Ainsi, à cause de moi, ils sont constamment irrités et de mauvaise humeur au point de nourrir des intentions inadéquates à mon égard.

De même, quand je suis hors de leur regard chez mes amis ou chez des connaissances, je brille souvent par mon caractère belliqueux, insolent. Ce qui entraine souvent des bagarres, des insultes ou des disputes. Et même dans les fêtes, il m’arrive de boire et de manger de façon incontrôlée. Tout ceci sans oublier que dans le domaine scolaire, je ne brille pas toujours par mon assiduité.

En réparation de ces offenses, je t’offre, Ô Père bien aimée, tout le respect et l’obéissance qui ont caractérisé le comportement de Jésus envers ses parents et avec Toi tout au long de son passage sur la terre.

 

  • 13 « Tu ne tueras pas. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai supprimé la vie ou encore contribué à le faire.

En effet, j’ai souvent participé à des avortements en encourageant des filles à le faire, ou encore en assumant pas mes responsabilités au moment où une grossesse non désirée se présente.

D’autre part, comme géniteur ou proche parent, ma colère m’a déjà poussé à chasser de ma maison ou encouragé à le faire, une fille enceinte. Et même comme médecin, j’ai déjà pratiqué un ou plusieurs avortements.

En outre, je me suis déjà rendu chez des marabouts ou guérisseurs traditionnels pour faire du mal à mes proches, ce qui entraine souvent la mort.

En réparation de ce mal, je t’offre, Ô Père bien aimée, le respect et la protection de la vie dont le Christ a fait montre tout au long de sa vie terrestre en guérissant les malades et en chassant les esprits mauvais.

 

  • 14 « Tu ne commettras pas d’impureté. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu impur par des pratiques sexuelles répréhensibles.

En fait, pour être franc, profiter du corps de l’autre pour mon plaisir ou pour ma vengeance ne m’est pas étrange. J’y suis souvent parvenu par des pratiques inappropriées.

D’autre part, l’homosexualité, la pédérastie ou même la pédophilie sont des déviations que j’ai souvent pratiquées pour des raisons diverses. Je n’oublie pas d’autres comportements sexuels peu recommandables qui jonchent mon existence.

En outre, mon corps, étant « le temple de l’Esprit Saint », je reconnais l’avoir profané par des bains, des écorces et des charmes pour avoir du succès auprès du sexe opposé ou pour escroquer celui ou celle qui se présente devant moi ou encore obtenir un enfant de l’au delà pour conserver mon mariage. Cela implique aussi toutes les dévotions de mon corps aux puissances obscures pour des buts divers que j’ai déjà pratiquées.

En réparation de ces infidélités, je t’offre, Ô Père bien aimée, toute la décence et le respect avec lequel Jésus prenait soin de son corps.

  • 15 « Tu ne voleras pas. »

Je t’en prie, Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où je me suis rendu coupable de vol.

Je Te l’avoue, plusieurs fois, j’ai pris, sans permission, des objets qui ne m’appartenaient pas. Je l’ai aussi fait en ce qui concerne les connaissances au cours d’une composition, d’un exposé ou d’un mémoire. Il m’est même arrivé, dans cet exercice, de penser que prendre ce qui n’est pas mien pour mon profit et ma gloire semblait normal. Et dans ce sens, la détresse et le désarroi des autres ne m’atteignaient pas.

En réparation de cela, je T’offre, Ô Père bien aimée, toute la justice et la rectitude morale dont Jésus, Ton Fils, a fait montre tout au long de sa vie terrestre.

 

  • 16 « Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain. »

Je T’en prie Mon Dieu, prends pitié de moi pour toutes les fois où j’ai menti au sujet de ce que je disais de mon prochain ou de ma propre personne.

En fait, je viens reconnaître devant Toi que plus d’une fois, je n’ai pas dit la vérité en ce qui concerne mon frère ou ma sœur. Ceci dans le but de salir sa réputation et de le discréditer auprès des autres. Mais il m’est aussi de le faire pour avantager un tiers ou pour m’attirer des faveurs de celui dont l’ego était ainsi flatté.

En réparation de ce mauvais comportement, je T’offre la sincérité dont Jésus, Ton Fils a fait montre tout au long de sa vie terrestre toutes les fois où il enseignait ou confondait ses adversaires.

 

  • 17a « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. »

Je T’en prie Mon Dieu, pardonne-moi, car, j’ai souvent éprouvé du désir pour des objets que possède mon prochain.

Mon Dieu, je reconnais devant Toi qu’il m’arrive de désiré ardemment les objets que possède mon prochain au point de lui en vouloir de les avoir. Cela se traduit aussi par les multiples procès que je te fais pour te reprocher de ne pas m’avoir accordé telle richesse ou tel charisme. En venant vers Toi en ce jour, j’ai honte de mes pensées et de ce qu’ils ont occasionné dans ma vie et celle de mon prochain.

En réparation de ces mauvaises pensées, je T’offre toute la joie que ressentait le Christ de faire partager aux hommes la richesse des grâces divines au cours de sa vie terrestre.

 

  • 17b « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, rien de ce qui est à ton prochain. »

Je T’en supplie, Mon Dieu, prends en pitié ton serviteur car j’ai péché contre Toi. Comme si le manque de respect dont j’ai fait montre à ton égard ne suffisait pas, je suis allé jusqu’à envier la compagnie de mon prochain. Et ce, qu’il s’agisse des membres de sa famille, de ses amis ou tout autre relation qu’il pouvait avoir. Et malgré mon regret, je sais qu’en rien, je ne mérite ton pardon. Mais je T’en prie, considère le détachement avec lequel il a, tout au long de sa vie sur terre, élargi le cercle de sa famille. Et même sur la croix, au lieu de s’apitoyer sur son sort, il pense à nous, à moi en mettant à mes côtés sa Très Sainte mère.

Mon Seigneur et mon Dieu, j’ai mis beaucoup de temps à me rendre que tes commandements sont la voie de la vie et je sais que dans leur vécu, j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais cela ne m’empêche pas de voir la douleur que je Te cause par mon égarement. Accepte donc mon repentir et mon intercession pour mes frères, qui pour la plupart n’ont même pas conscience du mal qu’ils font. Je sais que Tu en es capable puisque Tu l’as fait avec le peuple élu dont je suis le descendant aujourd’hui. Béni sois tu pour le pardon que Tu ‘accorde. Je Te promets de faire des efforts pour ne plus recommencer.

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