chemin de croix

 

 

Marcher avec Jésus sur le Chemin du calvaire.

Introduction (sommaire)

Selon la lettre aux Hébreux, le Christ est venu sur nous transmettre de vive voix ce que le Seigneur Dieu son « Père » a annoncé « sous des formes fragmentaires et variées » (Cf. He. 1, 1), Lui-même faisant parti de cet enseignement puisqu’il avait été annoncé à nos ancêtres dans la foi. Et pour que cette annonce se fasse bien comprendre des hommes, le Christ a passé trois années longues années à expliquer, à démontrer et surtout à simplifier la Bonne Nouvelle en ces termes : « le royaume de Dieu est tout proche ». Le reste n’étant donc que les conditions à remplir pour faire parti de ce royaume. Et l’une de ces conditions, sinon la plus importante, est d’être convaincu de l’amour indéfectible de Dieu « Notre Père ». Et c’est, entre autre, cette conviction dont Jésus a fait montre tout au long de sa vie et surtout au cours de ses dernières heures. Ainsi, de ce chemin « ordinaire », Dieu, en son Fils, a révélé la voie extraordinaire et « étroite » que nous devons arpenter si nous l’aimons. C’est dire que le chemin du calvaire est certes localisé à Jérusalem, mais se trouve aussi dans nos quartiers et nos villes, car c’est dans cette normalité de nos vies que nous devons, à la suite du Christ, vivre dans la confiance en l’amour indéfectible de Dieu. Et puisque toute entreprise qui se respecte requiert au préalable un archétype et un entrainement, le Christ a accepté de nous montrer, par sa passion, l’exemple à suivre. Tandis que la prière qui en est inspirée, constitue notre entrainement à la vie avec Dieu.

Donc, en méditant les stations du chemin de croix, disons nous, frères bien aimés, que c’est certes le Chemin, les douleurs et les paroles du Christ, mais c’est aussi l’ensemble de nos joies et de nos peines, de nos fidélités et de nos égarements qui se trouve devant nos yeux. Car, ne l’oublions pas, tout cheminement aux côtés des apôtres, de la Vierge Marie et de Jésus dans ces instants cruciaux doit nous faire pleurer non par sur Lui comme ces « femmes de Jérusalem », mais au contraire sur nous même et sur nos enfants.

Prière d’ouverture.

Seigneur Jésus, une fois dans l’histoire de l’humanité, Tu as vécu l’amour et Tu nous invites aujourd’hui à en faire autant. En nous souvenant de tes douleurs, nous Te demandons de rendre nos cœurs et nos corps soumis à Ta volonté.

Sainte Vierge Marie, nous savons que tu as vécu, dans ta chair et dans ton cœur de mère, ce dont nous nous souvenons par la pensée. Nous te demandons de venir marcher à nos côtés pour nous faire comprendre de quoi il s’agit et ce que cela implique dans nos vies.

 

Première station : Jésus lave les pieds de ses apôtres.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 13Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. 14Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. » (Jn. 13, 13-15)

A cette époque, laver les pieds était la besogne des esclaves. Si cette pratique a disparue de nos jours, elle a été remplacée par d’autres du même ordre que nous imposons à nos ménagères. Le Christ se met donc du côté de toutes ces personnes maltraitées et humiliées au quotidien. Ainsi tout ce qui est fait à l’un de ces petits, est fait à Jésus. (Cf. Mat. 25, 40)

D’autre part, le Christ nous montre l’état d’esprit dans lequel il faut être pour se mettre à sa suite : il faut être prêt à mettre nos frères dans les conditions idoines pour l’accueil de la Parole de Dieu. C’est cela, le sens du service. Donc qui sert son prochain dans ce sens, ressemble à Jésus.

v  Seigneur, apprend moi à servir mes frères comme Toi et pour Toi

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Deuxième station : Jésus prie pour ses disciples.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 1 Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn. 17, 1)…   « 21 que tous soient un ».

Jésus prie. Il s’adresse à son Père. Certains y voient une contradiction puisque Dieu ne peut pas prier. Au-delà de ces débats, qu’il est beau de voir celui qu’on sait être le maître s’abaisser de la sorte. Nous avons encore à apprendre cela.

Ensuite, Jésus demande à son Père de Lui donner la gloire et Lui promet de la Lui rendre en retour. Nous connaissons la suite des événements : passion douloureuse, mort humiliante et résurrection. La gloire du Père n’a donc pas exclu la souffrance de son « Fils bien aimée » (Mt. 3, 17 ; Mc. 9, 7 ; Lc. 20, 13), mais au contraire en a fait réception. Nous avons encore à comprendre et à vivre cela.

Enfin, Jésus demande à son Père d’encourager ses « amis » (Jn. 15, 15) à rester « un » après son départ. Le débat est encore vivant pour savoir si cette unité réside dans l’esprit ou dans les institutions. Mais une chose est sûre : le Christ n’a jamais voulu que ceux qui marchent à sa suite s’entretuent. Il est certes venu apporter la division sur la terre (Cf. Lc. 12, 51), mais il s’agit d’une séparation d’avec les conceptions mondaines qui empêchent l’élévation de l’âme vers le Père. En d’autres termes, il est venu instaurer la paix entre les hommes et femmes de bonne volonté (Cf. Lc. 2, 14). Que chacun cherche donc à rendre présente la paix du Christ dans vie et s’entende dire par Jésus ma paix est toi (Cf.Lc. 24, 36)

v  Seigneur, apprend-nous à prier. (Lc. 11, 1)

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Troisième station : les soldats arrêtent Jésus.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 47 Comme il parlait encore, voici Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. 48 Or le traître leur avait donné ce signe : «Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui; arrêtez-le.» 49 Et aussitôt il s’approcha de Jésus en disant : «Salut, Rabbi!», et il lui donna un baiser. 50 Mais Jésus lui dit : «Ami, fais ta besogne.» Alors, s’avançant, ils mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. 51 Et voilà qu’un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille. 52 Alors Jésus lui dit : «Rengaine ton glaive; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive. 53 Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges? 54 Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi? » (Mt. 26, 47-54)

Il n’y a vraiment rien de nouveau sous le soleil. (Cf. Qo. 1, 9) et ce n’est pas nouveau qu’un ami soit trahi par un de ses proches. Gardons nous donc d’être des « Judas » pour nos frères. Car, selon Jésus, « 1 Il est impossible que les scandales n’arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent! 2 Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits. 3 Prenez garde à vous! » (Lc. 17, 1-3a)

D’autre part, le Christ nous confirme que Dieu peut faire usage de la justice lorsqu’il agit envers l’homme : car si celui qui tue par l’épée meurt par l’épée, de même qui fait du bien à son prochain est certain de voir, pour ou pour sa descendance, le bien et la grâce de Dieu. C’est dire que le bien dont nous bénéficions souvent est la récompense promise à un de nos ancêtres. Sachons donc confier au Seigneur ces inconnus tout en attirant dans notre environnement la grâce de Dieu par nos bonnes actions. (Cf. Mt. 7, 12).

v  Seigneur, pardon pour ceux qui continuent de te trahir en tes fils. Pardon pour ceux appellent la malédiction dans leur parenté par le mal qu’ils font.

v  Gloire au Père au Fils et Saint-Esprit…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Quatrième station : les chefs des prêtres interrogent Jésus.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 57 Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez Caïphe le Grand Prêtre, où se réunirent les scribes et les anciens…59 Or, les grands prêtres et le Sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, en vue de le faire mourir;… 62 Se levant alors, le Grand Prêtre lui dit : «Tu ne réponds rien? Qu’est-ce que ces gens attestent contre toi?» 63 Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit : «Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.» 64 «Tu l’as dit, lui dit Jésus. D’ailleurs je vous le déclare dorénavant, vous verrez le Fils de l’homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel.» 65 Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements en disant : «Il a blasphémé! Qu’avons-nous encore besoin de témoins? Là, vous venez d’entendre le blasphème! 66 Qu’en pensez-vous?» Ils répondirent : «Il est passible de mort. »

Jésus est jugé à cause de sa proximité ostentatoire à Dieu son « Père » car c’est d’elle que jaillissaient ses paroles et ses actes. Combien de fois ce genre de scénario se reproduit de nos jours au point de pousser les plus faibles à avoir honte de leur foi en public. « En ces jours qui sont les derniers » (He. 1, 2), il est l’heure de faire un choix : sois avoir honte de Dieu et être un de ces « pharisiens modernes » ou faire le choix de vivre sa foi partout où on se trouve et risquer les « bénéfiques injures » de nos frères qui nous ouvriraient alors sans le savoir les portes du Royaume. Car, « 11 Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. 12 Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers. » (Mt. 5, 11-12) dit Jésus sur la montagne.

v  Seigneur, pardon pour ceux qui ont honte de Toi. Aide moi à ne plus en faire parti.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Cinquième station : Jésus est flagellé et couronné d’épines.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 38 Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. - 19, 1 Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. 2 Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre; 3 et ils s’avançaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs! » Et ils lui donnaient des coups. » (Jn. 18, 38-19, 1-3)

Lorsqu’un juif est promis à la crucifixion, il est d’abord flagellé. Et dans ce domaine, les romains étaient très imaginatifs et volontaires. De nos jours, nous sommes de plus en plus créatifs pour ce qui est des méthodes de torture et d’asservissement d’autrui. Puissions-nous le devenir un jour pour ce qui est de sortir les pauvres de leur misère.

v  Seigneur, aide-moi à savoir donner aux autres ce que je reçois de Toi : la Vie.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Sixième station : Jésus est condamné à mort.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 4 De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » 5 Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre; et Pilate leur dit : « Voici l’homme! » 6 Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant : « Crucifie-le! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Prenez-le, vous, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation. » 7 Les Juifs lui répliquèrent : « Nous avons une Loi et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » 8 Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé…12 -Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant : « Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César : quiconque se fait roi, s’oppose à César. »…15 Eux vociférèrent : « À mort! À mort! Crucifie-le! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons de roi que César! » 16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. » (Jn. 19, 4-8. 12. 15-16)

Il avait peur de le condamner mais la pression et l’amour du pouvoir ont eu le dessus. Combien sommes-nous à être capable de tout sacrifier pour une place au soleil ? Combien l’ont déjà fait et s’en vantent ? Et combien le ferons encore. En ferais-je parti ? Serais-je un des nombreux « Pilate » de cette terre ?

Ceux qui veulent la mort de Jésus affirment n’avoir qu’un seul roi. Aujourd’hui, ceux qui cessent de croire en Dieu se considèrent comme leur seul roi. Ces hommes, bien qu’appartenant à des époques distinctes, ont un point commun : ils souhaitent tous la venue du règne de Dieu, et ils ne le savent même pas. Mais ce qu’il y a de plus triste, c’est que même ceux qui ont conscience de servir le Christ se comportent comme s’ils n’avaient pas de roi. Ils sont donc si petits, ceux qui ont vraiment le Christ pour Roi ? Et moi, où suis-je ? Qui est mon roi ?

v  Seigneur, je veux faire parti de ton Royaume, aide moi.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Septième station : Jésus est chargé de sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 17 Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne – ce qui se dit en hébreu Golgotha » (Jn. 19, 17)

C’est donc vrai. Le Christ, cet homme qui a guéri les malades, et demandé à ses frères de vivre en s’aiment les uns les autres, est condamné, et donc humilié au point de porter une lourde croix aux yeux de tous. La société peut donc être si cruelle. Donc porter sa croix à la suite du Christ (Cf. Mt. 16, 24) c’est accepter ce genre d’humiliation ? Seigneur, qui es-Tu donc pour avoir vécu et enduré tout cela pour des gens qui pour la plupart te renient jusqu’à ce jour ? Qui donc es-Tu pour nous aimer ainsi ?

v  Seigneur, donne nous de comprendre cet amour dont Tu nous aimes.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Huitième station : Jésus tombe sous le poids de la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

Cet épisode fait parti de ceux qui nous sont rapportés par la Tradition : sous le poids de la croix, plus d’une fois, le Christ s’est écroulé. Il est tombé pour ceux qui veulent le suivre mais que les épreuves font douter. Il a chuté pour ceux dont la foi ne résiste pas au scandale. Il a enfin succombé pour ceux qui, malgré toutes les grâces qu’ils reçoivent, ne produisent pas du fruit en abondance. Tout ceci sans oublier son souci inaliénable pour ceux qui le rejettent et l’enseignent aux autres.

Le Christ est aussi tombé pour que nous ayons conscience que le suivre n’est pas facile. Et que si Lui, tout Fils de Dieu qu’il est, arrive à trébucher sous le poids de la croix, combien de fois nous qui sommes infiniment plus condamnable que Lui ? Ainsi, l’échec, le rejet et l’impuissance font parti de la mission. Mais l’abandon et le découragement, non. Alors tombons, mais relevons nous comme Notre Sauveur a su si bien le faire.

v  Seigneur, apprend-nous à nous relever quand nous tombons.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Neuvième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 26 Quand ils l’emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. » (Lc. 23, 26)

Étais-ce de la pitié ou de la moquerie qui poussèrent les soldats à faire aider Jésus ? Personne ne sait. Mais une chose est sûre : un homme a aidé Dieu à porter sa croix. Donc, tout puissant et fort qu’il est, Dieu a besoin de nous pour nous sauver ? C’est dire que nous devons porter la croix avec Jésus pour que notre monde soit sauvé. Et ce n’est plus du « bois » qu’il s’agit comme au temps du Cyrénéen, mais c’est au contraire accepter de faire son devoir de chrétien jusqu’au bout. Et il est impossible d’y parvenir sans renoncer à certains moments à son honneur, à sa dignité et parfois même à ses proches (Cf. Mt. 10, 37).

D’autre part, à cause de l’aide de Simon de Cyrène, la passion du Christ devient de manière plus explicite « la passion des hommes » qui eux ont péché.

v  Seigneur, montre-nous comment porter notre croix pour Te suivre.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Dixième station : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 27 Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. 28 Mais, se retournant vers elles, Jésus dit : «Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! …31 – Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du sec? » (Lc. 23, 27-28. 31)

Pour une grande partie des contemporains de Jésus, ce spectacle est insoutenable (l’est-il aussi pour nous ?) : Le traitement imposé au Christ est tellement cruel qu’il provoqua des larmes et des lamentations. Cependant, quand le Christ souffre, il ne faut pas avoir pitié de Lui, mais de nous même, car il souffre à cause de nous. Cessons donc de faire souffrir d’autres innocents par nos fautes qui provoquent la colère et donc la malédiction du Seigneur sur nous et sur nos proches.

Enfin, il est une chose qu’il ne faut pas négliger : Jésus annonce que les hommes qui l’imiteront risquent souffrir plus que Lui. Simplement parce que par leur péché, ils seront coupables, alors que, Lui, n’est coupable de rien puisqu’il n’a pas péché. C’est dire que nos péchés nous font en quelque sorte mériter la souffrance qui, avant de purifier nos frères, nous lave en premier. C’est même grâce à elle que notre foi atteint sa perfection (Cf. Jc. 1, 2-3). Il ne faut donc pas les éviter à tout prix et à tous les prix, mais les vivre comme le Christ, c’est-à-dire en les offrant pour notre salut et celui de nos frères.

v  Seigneur, aide-moi à souffrir comme Toi et pour Toi.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Onzième station : Jésus est cloué sur la croix et confie sa mère à Jean.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 32 On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. 33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. 34 Et Jésus disait : «Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font. » (Lc. 23, 32-34)

« 25 Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26 Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn. 19, 25-27)

Jésus est cloué sur la croix avec toute la cruauté qu’on imagine. Mais il parvient, au cœur de sa souffrance, à manifester d’une manière saisissante son amour : il pardonne à ses ennemis et il cristallise la relation qui existait déjà entre sa mère et ses « amis » (Jn. 15, 15).

v  Seigneur, donne-nous d’être digne de cet amour que nous recevons de Toi.

v  Je vous salue Marie…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« J’ai soif » (Jn. 19, 28)

« Élôï, Élôï, lema sabachthani… Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc. 15, 34)

« Père, en tes mains je remets mon esprit. » (Lc., 23, 46)

« C’est achevé. » (Jn. 19, 30)

Au moment de rendre l’âme, Jésus a prononcé ces paroles. Elles rendent toutes compte de la profondeur de ce moment : la soif renvoie au désir inextinguible de salut que Dieu a en faveur de l’humanité ; l’idée d’abandon par contre révèle toute l’humanité de Jésus qui expérimente la solitude qu’on peut ressentir quand on souffre au point de se croire abandonner de Dieu ; ensuite lorsqu’il remet son esprit entre les mains de son Père, il affirme simplement sa confiance en Celui qui possède tout et à qui tout revient ; enfin, quand il dit que tout est achevé, il reconnait avoir accomplit jusqu’au bout la mission qui lui avait confié : sauver l’humanité.

v  Seigneur, accorde nous la grâce d’une bonne mort.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Treizième station : Jésus est descendu de la croix et mis au tombeau.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« 38 Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps…40 Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. 41 Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n’avait encore été mis. 42 À cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn. 19, 38. 40-42)

La mission du Christ est achevée et son corps repose entre nos mains et sa splendeur dépend de nos soins. Mais ce corps, ce n’est plus son corps physique, mais c’est son corps mystique. Il est constitué de tous ceux qui, consciemment ou non, vivent selon son amour. Autrement dit, nous sommes, depuis cet instant, les yeux, les oreilles, les mains, les pieds et même les cœurs de Jésus. Vivons donc en conséquence.

v  Seigneur, j’accepte de continuer Ta mission et de Te rendre présent au cœur du monde.

v  Notre Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Quatorzième station : Jésus ressuscite d’entre les morts.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons

Parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix.

« Paix à vous! » (Jn. 20, 23)

La paix. C’était le souhait formulé par les anges pour les hommes au moment de la naissance du Christ. C’est aussi l’un des premiers mots prononcés par Jésus après sa résurrection. C’est encore aujourd’hui l’objet de tant de recherche dans le monde. Existe-t-il un bien plus précieux ? Une richesse aussi enviable ? Un trésor aussi lumineux ?… que la paix. Et plus encore, la paix que Dieu donne. Soyons donc dans la paix, car, le Christ est ressuscité et a vaincu toutes nos peurs, qu’il soit béni.

v  Seigneur, donne-nous Ta paix.

v  Gloire au Père…

v  Ayez pitié de nous Seigneur et que la par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix, Amen. +

 

Prière de conclusion

Seigneur Jésus, au terme de ce parcours, nous Te supplions humblement : que nos esprits, nos âmes et nos corps soient purifiés de leurs souillures et remplis de Ta grâce. Nous nous prenons devant Toi l’engagement de nous convertir et nous savons que Tu as mis à nos côtés Ta mère pour nous guider sur ce chemin si délicat. Nous avons confiance en Toi, nous T’adorons et nous Te bénissons parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte croix et que Tu es vivant aujourd’hui et pour les siècles sans fin. Amen.

1 commentaire à “chemin de croix”


  1. 0 jeanraoul 3 sept 2011 à 23:32

    Très beau texte. Continue frère à éveiller les consciences à l’Amour du Seul et Vrai Sauveur du monde Jésus Christ. Sois béni!

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