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Archives pour décembre 2011

COMMENT VAINCRE LE DIABLE LORSQU’IL S’ATTAQUE À NOUS.

C’est une question très pertinente et très récurrente dans la vie des chrétiens, mais malheureusement peu traitée par les pasteurs de manière claire. Beaucoup se contentent de dire qu’il faut vivre sa vie de chrétien en prenant régulièrement ses sacrements et le diable s’éloignera de nous. Ils le disent en oubliant que cette manière de faire ne marche pas à tous les coups car, c’est souvent dans ce genre de situation que notre sainteté attire les grandes tentations et les assauts du démon qu’on pensait fuir en se rapprochant du Seigneur. Cela ne veut pas dire qu’il faut fuir le Seigneur pour être sûr de ne pas croiser le diable sur sa route. Au contraire, c’est le meilleur moyen de se retrouver en sa compagnie. La question reste donc toujours posée : que faut-il donc faire lorsqu’on se trouve confronté à cet adversaire redoutable ?
Si on est chrétien, il faut en premier lieu vivre sa vie de chrétien et éviter le péché autan que possible : cela signifie éviter le plus possible la fréquentation des lieux malsains, ne pas regarder des films trop tendancieux, ne pas lire des revues suspectes… mais comme je viens de le dire, cette séparation du monde nous éloigne de certains maux, mais pas de tous.
En effet, le cas de Job dans la Bible nous montre qu’une sainteté ostentatoire peut être la raison de l’acharnement du diable dans notre vie, surtout que cela peut être permis par Dieu. Dans ce genre de situation, il faut donc suivre l’exemple des anges qui ont vaincu le satan.
Dans le livre de l’Apocalypse, il est dit que les anges ont livré et remporté une grande guerre contre le satan et son armée. Et l’auteur souligne bien comment cette victoire a été obtenue :
« Ils l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la Parole dont ils furent les témoins, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir » (Ap. 12, 11)
Ces anges se sont donc servis de deux armes : le sang de l’Agneau et la Parole.
Aujourd’hui, nous comprenons que cet Agneau, c’est le Christ. Donc, on pourrait dire, pour que cela soit assez accessible, qu’il s’agit du sang du Christ. Et ce sang est devenu aujourd’hui, objet de beaucoup de prières et de neuvaines. Ce qui est une bonne chose ; mais il faut se rappeler comment ce sang est devenu source de salut de sorte que notre comportement puisse être le reflet de cet agir du Christ. Ainsi, mieux configuré au Christ, son sang aura plus d’efficacité dans nos vies :
En fait, ce sang a été versé sur la croix. Or, il y a eu croix parce que le Christ a révélé sa nature divine. Et à aucun moment, il ne s’est rétracté tout en sachant que cette obstination lui couterait sa vie. Ainsi, quand nous évoquons le sang du Christ, nous faisons en même temps mémoire du moyen par lequel nous l’avons obtenu et tout ce que cela implique : notre culpabilité et notre péché, l’amour du Père qui a envoyé son Fils nous libérer de l’esclavage du péché, le bien que le Christ a fait tout au long de son passage sur la terre et sa fidélité à sa mission jusque sur la croix. Donc, en faisant usage du sang du Christ dans leur lutte contre le satan, les anges se sont faits les échos de cet amour divin révélé aux hommes. Et cette fidélité a mis en déroute une fois de plus celui qui avait déjà perdu la face au moment où le Fils remit son esprit entre les mains de son Père qui le ressuscitera trois jour plus tard. Autrement dit, la fidélité des anges et de Jésus face aux attaques non négligeables de satan ont eu, deux fois au moins, le même résultat. Accrochons nous donc à ce sang et à sa signification et nous verrons, sous nos yeux, cet adversaire de tous les temps, perdre la face devant Dieu présent en nous.
Ensuite, les anges ont aussi été les témoins de la Parole de Dieu au point de renoncer à leur vie jusqu’à la mort.
Premièrement, il faut éviter de lire, je pense, cette phrase au pied de la lettre. Les anges ne sont donc morts pour sauver la terre. Je pense donc qu’ici, l’auteur, veut nous montrer que les anges n’ont pas eu peur de livrer batail contre un adversaire de cet envergure. Ils ont donc fait preuve de courage.
Ensuite, l’auteur parle d’eux comme des témoins. C’est dire qu’ils n’ont pas combattu en leur propre nom, mais pour faire honneur à leur chef, Dieu. On retrouve donc dans leur action la fidélité dont le Christ a fait montre sur la terre. D’autre part, je pense que la mention de la Parole de Dieu ici n’est pas anodine, au contraire. Elle veut mettre en exergue le fait que les anges n’utilisent pas une force ou un pouvoir qu’ils possèdent, mais qu’ils ont reçu. Autrement dit, la Parole de Dieu est leur force, et ils y tirent tout ce dont ils ont besoin dans leur lutte sans merci. Il est donc dangereux et même fou de penser vaincre le Seigneur en dehors de sa Parole et par ses propres forces. Car, si les anges, qui sont infiniment plus puissants que les hommes, font appel à Dieu pour vaincre le démon, à plus forte raison, nous les hommes.
La fidélité et la confiance aveugle en Dieu sont donc des vertus que nous devons cultiver pour ne pas être vaincu par le satan. Mais une dernière chose me frappe, et c’est sur cet aspect des choses que je voudrais conclure : tout combat contre satan, est un combat de satan contre Dieu et non contre nous.
En fait, les anges ne s’opposent pas à satan parce qu’ils ne l’aiment pas, mais parce que ce dernier n’aime pas Dieu et désire sa défaite. Ainsi, les anges agissent en lieutenant de Dieu. Et c’est cet effacement qui donne la possibilité à Dieu d’intervenir. Ce doit être la même chose pour nous : en effet, le diable n’a rien contre nous au fond, mais il en veut à Dieu de l’avoir chassé du paradis. Donc en nous torturant et en nous faisant souffrir, il veut faire de la peine à Dieu et nous décourager de servir l’habitant du ciel. C’est la raison pour laquelle la persécution est toujours proportionnelle au degré de la relation avec Dieu. Ainsi, plus tu es proche de Dieu dans ton comportement, dans ton témoignage de vie, dans ton assiduité à la messe et aux sacrements, plus tu es mystique et spirituel, plus le diable te tentera et plus sévère seront tes persécutions. Mais la persécution n’est pas la seule chose qui est proportionnelle à notre union à Dieu. Heureusement n’est ce pas!
En effet, plus on est uni à Dieu, plus aussi, on est pourvu de ses grâces, de ses dons et de ses charismes. Plus donc, on est apte à faire face aux épreuves que nous rencontrons. C’est pour cela que le Christ dit que notre Père est fidèle et qu’il ne permettra pas que nous soyons tentés au delà de nos forces. Puisque le Père prend donc si bien soin de nous, il faut le laisser faire quand il s’agit de se mesurer au démon, parce qu’il la déjà vaincu plus dune fois, il peut et va donc le refaire si on Lui laisse le champ libre pour cela. Ce n’est donc pas nous qui devons combattre le démon quand ce dernier s’attaque à nous, c’est le Seigneur. Dans ce sens, tout ce que nous avons à faire, c’est de vivre de telle sorte qu’il puisse se servir de nous pour sa mission ou pour manifester sa gloire par une victoire sur le démon. Prenons donc l’engament de vivre de telle sorte que le Seigneur puise agir en nous et par nous dans toutes les situations de notre vie.
Seigneur, en ce jour où avec l’Eglise, nous faisons mémoire des archanges Michel, Gabriel et Raphael, je voudrais Te remercier pour ce don précieux que Tu nous as fait en les mettant à notre service.
Grâce à eux, nous sommes plus proches de Toi et nous continuons de Te servir malgré nos faiblesses, parce que nous savons qu’ils nous protègent, nous guident et nous transmettent Tes ordres.
Avec eux, nous voulons parfaire notre condition d’apôtre et de dispensateur de l’Évangile.
Comme eux, nous voulons Te laisser agir en nos vies et en nos existences comme il Te plaira.
Je T’en prie, accepte mon action de grâce et exauce, selon Ta volonté, mes prières, Toi qui vis et règne pour les siècles des siècles, Amen.

L’ACTION DE GRÂCES : UN MOYEN INFALLIBLE DE BÉNÉFICIER DES BIENFAITS DE DIEU

Cela peut paraître bizarre, mais sur certains points, le Seigneur calque sa conduite sur celle des hommes. Pour qu’on le comprenne mieux certainement.
Dans la société en effet, il est indubitable que beaucoup de flatteurs vivent au dépend de ceux qui les écoutent : les chefs de village et toutes les autorités qu’on connait savent souvent récompenser de belle manière ceux qui chantent leur louange devant le peuple. Et puisque beaucoup le savent, ils savent créer les actes bons dans l’espoir, souvent justifié, de recevoir un peu d’argent. À peu de chose près, il faut agir ainsi avec Dieu.
De fait, nous sommes très nombreux à aller vers Dieu quand on souffre. Et c’est très normal, sinon, vers qui irons-nous quand on a la chance d’avoir une telle source de biens tant spirituels que matériels ! Mais que faisons nous une fois que nous recevons ce que nous étions vénus chercher ? On oublie Dieu pour se souvenir de la route qui mène à l’église quand on aura un autre problème. C’est malheureusement ce que beaucoup de gens font et laissent Dieu très triste. Et même dans la Bible, les exemples d’action de grâces sont souvent suivis de très grandes grâces. C’est le cas du prophète Samuel. Sa mère avait pleuré devant Dieu pour obtenir un enfant et ne plus avoir honte devant son mari. Le prophète Élie, de la part du Seigneur, lui a promis qu’elle aurait un enfant, ce qui arriva. Lorsque l’enfant fut sevré, sa mère le conduisit au temple pour qu’il serve Dieu en récompense de ce cadeau. Et il suffit de lire les Écritures pour se rendre compte de ce que fut Samuel pour le peuple de Dieu.
Nous devons être prêts à faire le même cheminement que cette femme. Autrement dit, nous devons prendre l’habitude de dire merci à Dieu pour tout ce qu’il fait et nous devons le faire de manière claire et précise. Là encore, les Saintes Écritures nous enseignent.
En fait, dans l’Ancien Testament, on se rend compte que lorsque Dieu s’adresse à un de ses serviteurs, il le fait en mentionnant ses hauts faits : sortie d’Égypte et libération de l’esclavage, donation de la terre promise et même de la royauté à David et à Salomon. Son but est de provoquer le respect et donc la déférence à son égard. Et le peuple a pris cette habitude de parler de Dieu en mentionnant ses hauts faits. Ainsi il n’est pas rare de voire Dieu nommé en même temps que le miracle le plus proche de celui qui parle. Et c’est cette fidélité dans la reconnaissance des bienfaits de Dieu que l’Église perdure dans sa préface, car ainsi, à chaque messe et célébration de la Parole, on rappelle les merveilles de Dieu dans l’Ancienne et la Nouvelle alliance. Et ces multiples rappels ne sont pas anodins.
En fait, avoir en mémoire que Dieu a fait traversé la mer rouge à son peuple à pieds secs, permet de se rendre compte que ce dernier est capable de nous faire sortir de n’importe quelle situation de notre vie ; se souvenir que Dieu a donné à son peuple une terre ou coulent le lait et le miel, permet de nourrir la conviction que le Seigneur peut nous établir dans une joie sans pareille ; se rappeler que Jésus a triomphé de la mort, nous permet de croire que rien ne peut nous séparer de la volonté de Dieu de nous donner la vie. Ainsi, se rappeler les hauts faits de Dieu nous permet de nourrir notre foi et notre confiance en Dieu, et ce n’est pas tout.
Reconnaître la seigneurie de Dieu agissante dans nos vies donne la possibilité à Dieu de confirmer sa place. Dieu ne se définit-il pas comme un Dieu jaloux (Cf. Ex. 20, 5). Et toute personne qui a ce caractère, aime qu’on chante ses merveilles et est toujours prêt à en faire d’avantage. Les hommes peuvent perdre leurs disciples au moment où leur capacité de faire des prodiges disparait, mais Dieu ne risque pas de finir puisque sa puissance est éternelle. On gagne donc à être le griot du Seigneur parce que sa puissance ne cessera jamais de se manifester en nous et pour nous ! Et Dieu est toujours disposé à faire des prodiges pour ses fils, il ne se lasse jamais de les combler. Il pose certes ses conditions, mais puisqu’elles ne ont pas avilissantes, il est bon de les vivre et de voir se réaliser AU TEMPS VOULU DE DIEU, les merveilles qui font pâlir d’envie et de jalousie les ouvriers des ténèbres. Il dit en effet à Salomon, au moment de prendre possession du temple que ce dernier a construit à on honneur, qu’il est prêt à respecter sa promesses et à faire d’avantage pour lui s’il marche sur ses chemins et respectes ses commandements et ordonnances. Et on sait comment cela est fini …
D’autre part, de ma propre expérience, je pense que nous devons être logiques envers nous même et devant Dieu.
En effet, nous sommes très prompts lorsqu’il s’agit de faire le listing de nos problèmes et de nos envies et besoins devant Dieu au point de passer des heures entières à pleurer. Je pense que dans un soucis d’équité, il serait bon de prendre l’habitude de faire aussi le listing à Dieu de tout ce qu’il a fait de bon pour nous. Et il n’est pas besoin d’être mystique pour ressentir la tristesse de Dieu de n’entendre que très peu de personne dire ses merveilles. Et la raison pour laquelle certaines personnes jadis nanti se retrouvent dans des situations de pauvreté, c’est souvent ce manque de reconnaissance qui entraine souvent beaucoup de chrétien à oublier Dieu comme cela a été le cas de beaucoup de rois après David. Et cet éloignement est souvent une épreuve dure pour le Seigneur qui se sent souvent obligé de punir son peuple pour le rappeler à l’ordre. Sachons donc dire merci à Dieu et soyons prêts à marcher selon ses voies et nous ne serons pas déçus.


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